Jazz in Moulin‑à‑Vent 2026 : une soirée jazz & dégustation au cœur des crus, à deux pas de la Saône
Un château posé au milieu des vignes, un moulin emblématique qui veille sur les coteaux, des verres de Moulin-à-Vent qui s’entrechoquent pendant qu’un saxophone s’élance dans la lumière de fin de journée. <strong>Jazz in Moulin-à-Vent 2026 se tient le samedi 30 mai au Château du Moulin-à-Vent, à Romanèche-Thorins, pour une 10<sup>e</sup> édition qui mêle dégustation des vins de l’appellation et grand concert d’Electro Deluxe.</strong> Le festival promet une fin de journée dense et joyeuse, de 16 h à 23 h.
On est ici sur le versant Saône-et-Loire du Beaujolais, entre Mâcon et Villefranche-sur-Saône, à quelques kilomètres seulement de la rivière. La route grimpe depuis la vallée, les parcelles se resserrent autour du château et l’on comprend vite pourquoi Moulin-à-Vent s’est forgé une réputation de cru de caractère. Une douzaine de domaines phares de l’appellation se donnent rendez-vous pour faire découvrir leurs vins in situ, avec ce mélange de sérieux et de convivialité qui fait le charme des dégustations au cœur des vignes.
Au fil de l’après-midi, on passe d’un stand à l’autre, un verre à la main, en comparant les expressions d’un même gamay selon les terroirs, les expositions, l’âge des vignes. Certains verres montrent un fruit croquant et immédiat, parfait pour l’apéritif ; d’autres dévoilent une matière plus profonde, taillée pour la garde, qui raconte ce que Moulin-à-Vent peut devenir après quelques années de cave. Les vignerons parlent sols, vents, millésimes, tout en gardant un œil sur la scène qui se monte un peu plus bas, devant le parc du château.
Quand la lumière baisse, l’ambiance bascule doucement de la dégustation au concert. On garde le verre à la main, mais on se rapproche de la scène pour écouter Indawa ouvrir la soirée, puis Electro Deluxe embarquer le public dans un set généreux, quelque part entre jazz, soul et énergie très live. Les vignes forment un décor naturel, les conversations continuent à voix basse, la musique prend le relais des commentaires de dégustation et la soirée file ainsi, entre terroirs et refrain que l’on se surprend à fredonner sur la route du retour.
Un festival au Château du Moulin-à-Vent, entre crus et vallée de la Saône
Au sommet de la colline, le Château du Moulin-à-Vent s’avance comme un belvédère sur les vignes. Tout autour, les coteaux s’alignent en courbes régulières, ponctués de murets et de rangs serrés de gamay. On est ici sur le versant Saône-et-Loire du Beaujolais, à Romanèche-Thorins, entre Mâcon et Villefranche-sur-Saône, dans un paysage qui bascule en quelques kilomètres de la vallée de la Saône aux reliefs plus marqués des crus.
C’est dans ce décor que Jazz in Moulin-à-Vent a trouvé sa place, année après année. Le temps d’une journée, le château se transforme en lieu de rendez-vous pour les amateurs de vin et de musique : dégustations l’après-midi, restauration sur place, puis grand concert en soirée, le tout à taille humaine. Pour cette 10<sup>e</sup> édition, le festival revient le samedi 30 mai 2026, de 16 h à 23 h, avec une programmation qui combine <strong>14 domaines phares de l’appellation Moulin-à-Vent</strong> et des artistes bien installés sur la scène jazz.
Le cru Moulin-à-Vent fait partie de ces noms qui intriguent spontanément quand on s’intéresse aux crus du Beaujolais. Ici, la réputation s’est construite sur des rouges de caractère, capables de vieillir plusieurs années, loin de l’image légère que l’on associe parfois encore à la région. Les vignerons jouent avec une mosaïque de sols, d’expositions et de pentes qui donnent aux vins une personnalité bien à part, à la fois structurée et pleine de fruit.
Romanèche-Thorins se trouve à quelques kilomètres seulement de la Saône et fait partie de ces points d’appui idéaux pour passer d’une rive à l’autre du vignoble. Une route remonte depuis la vallée, les maisons se raréfient, les rangs de vignes se serrent autour du château et l’on comprend comment ce cru s’inscrit dans un vignoble de crus du Beaujolais entre Saône et coteaux qui se lit autant dans le verre que dans le paysage.
Pour celles et ceux qui viennent de Lyon, de Villefranche-sur-Saône ou de Mâcon, la promesse est simple : quitter la plaine, monter quelques virages au milieu des vignes, garer la voiture à deux pas du château et se retrouver, en fin d’après-midi, un verre de Moulin-à-Vent à la main avec la scène en toile de fond. Une façon de changer d’air sans partir loin, mais avec la sensation d’avoir vraiment basculé dans un autre rythme.
À quoi ressemble l’ambiance en arrivant ?
- Un parc ombragé autour du château, avec les stands de dégustation alignés sous les arbres.
- Des groupes qui s’installent tranquillement, entre amis ou en couple, pour profiter de la fin de journée.
- Un fond de jazz déjà présent, discret mais suffisant pour donner le ton dès les premiers pas.
De 16 h à 23 h : une fin de journée type à Jazz in Moulin-à-Vent
16 h–18 h : arriver dans les vignes et rencontrer les domaines
En milieu d’après-midi, on passe le portail du château, on récupère son verre, et le vignoble devient une sorte de salon à ciel ouvert. Les stands des <strong>14 domaines phares de l’AOC Moulin-à-Vent</strong> se répartissent dans le parc, chacun avec ses bouteilles, ses millésimes, sa façon de raconter le cru. On commence souvent en douceur : un premier Moulin-à-Vent pour se mettre en bouche, un second pour comparer, le temps de repérer les styles qui plaisent.
Ce qui frappe, c’est la proximité avec les vignerons. Ce sont eux qui servent, expliquent les parcelles, évoquent les années faciles et les plus compliquées, les choix de vinification. Les questions vont vite au-delà des fiches techniques : on parle de météo, de sols, de ce que donnent les vins après quelques années en cave. La musique reste en arrière-plan, assez présente pour installer une atmosphère, sans empêcher les conversations.
18 h–20 h : comparer les cuvées et plonger dans le cru Moulin-à-Vent
Au fil des allers-retours entre les stands, les nuances de l’appellation se dévoilent. Un Moulin-à-Vent plus gourmand, aux tanins souples, se prête bien à l’apéritif. Un autre, plus dense, donne envie d’être ouvert après quelques années, sur une table du dimanche. Certains domaines proposent de goûter deux cuvées issues de parcelles différentes : un versant plus ventilé, un autre plus abrité, et l’on commence à sentir comment le relief façonne ce qui se passe dans le verre. En soirée, le bar à vin permet de prolonger les découvertes avec une sélection de rouges de Moulin-à-Vent et de quelques blancs issus des mêmes domaines.
« C’est un cru qui aime qu’on prenne le temps, explique un vigneron en resservant un vieux millésime. On n’est pas dans le vin qu’on ouvre à la va-vite, il faut laisser le temps à la bouteille de raconter son histoire. »
Cette immersion dans un rouge de caractère donne souvent envie d’élargir un peu le regard. Pour les visiteurs qui prolongeront leur séjour dans le coin, une autre facette du vignoble mérite aussi le détour : le Beaujolais blanc, ce chardonnay méconnu, planté sur certains coteaux proches de la Saône, qui raconte une version plus fraîche et lumineuse de la région.
20 h–23 h : Electro Deluxe, Indawa et le jazz qui embrasse les vignes
Quand le soleil commence à décliner derrière les collines, le centre de gravité de la soirée se déplace naturellement vers la scène. Les visiteurs gardent souvent leur verre, mais s’installent face aux musiciens, sur l’herbe ou sur les chaises disposées en arc de cercle. Indawa ouvre la soirée avec un set qui fait doucement monter l’ambiance, le temps que la nuit s’installe pleinement sur le parc du château.
Une fois la nuit tombée, place au concert principal d’Electro Deluxe. La section cuivre occupe l’espace, la rythmique est généreuse, les refrains accrocheurs. On est loin d’un concert en salle : les silhouettes des vignes se devinent derrière la scène, l’air reste doux, les conversations se font plus rares, comme si le vignoble lui-même écoutait. La soirée se prolonge ainsi jusqu’à 23 h environ, avec ce mélange assez rare de jazz, de grands verres rouges et de ciel étoilé au-dessus des coteaux.
Depuis Lyon ou la vallée de la Saône : organiser la soirée et envisager un petit détour
Venir pour la soirée : l’essentiel à savoir sur l’accès
Depuis Lyon, la soirée reste très accessible. En voiture, il faut compter environ une heure de route en remontant l’autoroute vers le nord, avec une sortie du côté de Villefranche-sur-Saône ou de Belleville, puis quelques kilomètres au milieu des vignes pour rejoindre Romanèche-Thorins. Le trajet est assez simple : une fois sorti de la vallée de la Saône, on suit les panneaux des villages de crus, jusqu’à voir apparaître le profil du moulin et la silhouette du château.
En venant de Mâcon, la distance raccourcit encore : la route serpente entre plaine et vignes, avec la Saône en contrebas, puis bascule rapidement sur les coteaux. Villefranche-sur-Saône reste aussi une bonne base, avec de nombreuses options de restauration et d’hébergement avant ou après le festival. Dans tous les cas, l’idée est de pouvoir arriver vers 16 h sans se presser, pour profiter de la lumière de fin d’après-midi et ne pas attaquer la dégustation au pas de course.
Venir en profitant de la soirée (et du vin)
- Privilégier le covoiturage ou un conducteur qui reste très raisonnable sur les dégustations.
- Réserver un hébergement à proximité si l’on souhaite profiter pleinement des vins de Moulin-à-Vent.
- Prévoir une arrivée en avance pour trouver facilement une place de stationnement autour du château.
Prolonger par une boucle sur la route des vins du Beaujolais
Pour celles et ceux qui ont la possibilité de rester la nuit sur place, Jazz in Moulin-à-Vent peut devenir le point d’orgue d’un petit séjour au cœur des crus. Une option simple consiste à réserver une chambre dans un village voisin ou à Mâcon, puis à consacrer le lendemain à une boucle tranquille sur les routes viticoles, en allant voir ce qui se passe du côté de Fleurie, Morgon ou Brouilly avant de redescendre vers la Saône.
Les routes sont ponctuées de points de vue sur les collines, de caveaux ouverts à la dégustation et de villages où il fait bon s’arrêter pour un café ou un déjeuner. En partant du secteur de Romanèche-Thorins, on peut facilement construire un itinéraire de quelques heures, sans enchaîner les kilomètres ni devoir passer la journée en voiture. C’est une manière de replacer la soirée dans un ensemble plus large, où l’on voit comment les crus se répondent de colline en colline.
Pour trouver des idées d’itinéraires déjà testés, avec des distances raisonnables et des haltes au bord de l’eau, il est possible de s’appuyer sur nos boucles sur la route des vins du Beaujolais depuis la Saône, pensées justement pour relier la vallée au vignoble sans se compliquer la vie.
| Point de départ | Durée conseillée | Ambiance |
|---|---|---|
| Romanèche-Thorins | 1 journée après le festival | Petites routes de crus, vues sur la Saône au loin |
| Mâcon | Une demi-journée | Va-et-vient entre plaine, villages et coteaux |
Jazz in Moulin-à-Vent, dans la continuité de la Beaujonomie
Au-delà des vins et de la musique, ce qui marque souvent, c’est la façon dont tout le monde finit par partager quelque chose autour d’une table ou d’une assiette. Sur place, la restauration prend des formes simples mais soignées : assiettes à partager, plats chauds servis en continu, propositions plus créatives certaines années quand des chefs invités viennent cuisiner en direct. On n’est ni dans le pique-nique improvisé, ni dans un dîner guindé, mais dans un entre-deux très confortable.
Cette manière de mêler verres, plats et rencontres s’inscrit dans un mouvement plus large, celui d’une région qui revendique un vrai art de vivre autour de la table. Dans le Beaujolais, les grandes tablées chez les vignerons, les repas en cave, les dîners au milieu des vignes ou dans les cours de domaines se multiplient, avec une même idée : faire goûter les vins à la bonne température, bien accompagnés, en laissant le temps aux conversations de s’installer.
C’est exactement cet esprit que Jazz in Moulin-à-Vent prolonge à sa manière, en version musicale, avec un cadre plus large mais la même envie de partage. Pour mieux comprendre ce fil rouge convivial qui relie les domaines de la région, il suffit de jeter un œil à cette culture de Beaujonomie, où l’on s’assoit à table autant pour les vins que pour les histoires qui vont avec.
Ce qui fait la différence
- Un cadre de château et de vignes qui reste détendu et accessible.
- Des vignerons présents du début à la fin, pour raconter leurs vins.
- Une soirée qui peut se transformer en petit séjour gourmand dans le Beaujolais.
Infos pratiques pour Jazz in Moulin-à-Vent 2026
Date et horaires
Samedi 30 mai 2026, de 16 h à 23 h environ.
Lieu
Château du Moulin-à-Vent
4 rue des Thorins
71570 Romanèche-Thorins (Saône-et-Loire)
Au programme
Dégustations des vins de Moulin-à-Vent avec une douzaine de domaines de l’appellation, restauration sur place, concert d’Indawa en ouverture, puis set d’Electro Deluxe en soirée.
Accès
En voiture depuis Lyon (environ 1 h par l’autoroute vers le nord), depuis Mâcon ou Villefranche-sur-Saône. Prévoir une arrivée en avance pour stationner facilement à proximité du château.
Réservation
Billetterie en ligne (formules dégustation, concert ou combiné) via la plateforme dédiée. Les réservations sont fortement conseillées, les capacités restant limitées.
Pour en savoir plus
Programme détaillé, liste des domaines présents et dernières informations pratiques disponibles sur le site officiel de Jazz in Moulin-à-Vent et sur les agendas des offices de tourisme du Beaujolais et de Bourgogne.

