Ce week‑end, l’Odyssée Beaujolaise traverse le vignoble : 5 bonnes raisons d’en profiter même si vous ne courez pas l’ultra
Samedi matin, au château de Montmelas, la cour va s’éveiller avant le jour. Les frontales vont s’aligner sous les remparts, le ruban des vignes disparaître encore un instant dans la pénombre et les conversations tourner autant autour des foulées que du relief à venir. À 7 heures, le départ de L’Odyssée Beaujolaise, ultra trail de 90 km programmé les 11 et 12 avril 2026, lancera la traversée du Beaujolais jusqu’à Fleurie en passant par huit sommets, dont le mont Saint-Rigaud. Deux jours durant, la course déroulera son histoire au-dessus de la Saône, entre crêtes boisées, rangs de gamay et villages vignerons perchés.
Autour de cet ultra, l’événement proposera aussi trois trails plus courts – 33, 21 et 12 km – et une randonnée de la Madone d’environ 12 km, tous au départ de Fleurie le dimanche matin. De quoi offrir un terrain de jeu varié à celles et ceux qui courent « un peu », marchent volontiers mais aiment autant s’arrêter sur une terrasse que regarder un profil de dénivelé. Les noms des parcours – Mathusalem, Jéroboam, Magnum – rappelleront d’ailleurs que l’on sera ici dans un pays où les grands contenants de vin sont presque aussi célèbres que les crêtes.
En bref : cinq façons d’entrer dans l’odyssée
- Un ultra de 90 km entre château médiéval et village en balcon.
- Trois trails (33, 21 et 12 km) pour apprivoiser le relief du Beaujolais.
- Une randonnée de la Madone, accessible en marche avec vue sur la vallée.
- Des villages comme Fleurie et Montmelas à vivre aussi depuis les bords de Saône.
- Un week-end idéal pour mêler foulées, panoramas et caves ouvertes.
On pourra venir pour le dossard, pour encourager quelqu’un, ou simplement pour écouter le Beaujolais raconter son histoire entre château, chapelle et rangs de vigne.
Que l’on arrive depuis Mâcon, Belleville-en-Beaujolais ou Villefranche-sur-Saône, quelques virages suffiront pour passer des quais tranquilles de la rivière aux routes qui grimpent vers les villages en balcon. Le temps d’un week-end, L’Odyssée Beaujolaise deviendra alors un prétexte parfait : regarder partir les coureurs au château de Montmelas, les retrouver sur les hauteurs, monter soi-même à la chapelle de la Madone, suivre l’ambiance à Fleurie ou simplement vivre le Beaujolais côté spectateur, entre caveaux, terrasses et vues ouvertes sur la vallée.
Les 5 formats de L’Odyssée Beaujolaise en un coup d’œil
Entre ultra d’altitude et boucle découverte autour de Fleurie, L’Odyssée Beaujolaise va proposer cinq formats pour entrer dans le paysage, chacun avec son caractère. Du long ruban de 90 km qui reliera le château de Montmelas au village en balcon jusqu’à la randonnée de la Madone, l’idée reste la même : tracer une odyssée au-dessus de la Saône, en suivant crêtes, vignes et chapelles.
| Parcours | Distance | Dénivelé + | Jour | Heure de départ | Départ / arrivée |
|---|---|---|---|---|---|
| L’Odyssée Beaujolaise (ultra) | 90 km | ≈ 4 000 m | Samedi | 7 h | Château de Montmelas → Fleurie |
| Trail Mathusalem | 33 km | ≈ 1 400 m | Dimanche | 8 h | Fleurie → Fleurie |
| Trail Jéroboam | 21 km | ≈ 900 m | Dimanche | 9 h | Fleurie → Fleurie |
| Trail Magnum | 12 km | ≈ 400 m | Dimanche | 9 h 45 | Fleurie → Fleurie |
| Rando / marche de la Madone | 12 km | ≈ 390 m | Dimanche | 10 h | Fleurie → Fleurie |
L’ultra de 90 km dessinera la grande diagonale du week-end, enchaînant châteaux, crêtes et forêts jusqu’au mont Saint-Rigaud avant de redescendre vers les vignes de Fleurie. Les autres parcours emprunteront des boucles plus compactes autour du village, avec des profils plus ou moins joueurs : longues montées régulières sur le 33 km, relief vallonné sur le 21 km, pentes plus courtes mais toniques sur le 12 km.
Pour celles et ceux qui préfèrent prendre leur temps, la randonnée de la Madone suivra un itinéraire nature en balcon sur le vignoble, avec la chapelle comme point de mire et des passages en lisière de bois. Et si l’envie de revenir plus tard hors événement se fait sentir, il sera facile de piocher parmi d’autres randonnées dans le Beaujolais pour retrouver ces panoramas à un rythme plus calme.
Qui peut s’inscrire ce week-end et à quelles conditions ?
Même traité comme une odyssée, l’événement reste très balisé côté inscriptions. Chaque format a son âge minimum, ses justificatifs à fournir et un nombre de dossards limité, de quoi garder une ambiance de trail à taille humaine dans les villages et sur les sentiers.
Pour les formats chronométrés, il faudra présenter une attestation de Parcours de Prévention Santé (PPS) de moins de trois mois à la date de la course, ou un certificat médical selon le profil, ainsi qu’une autorisation parentale et un questionnaire de santé pour les mineurs. Les inscriptions s’effectuent en ligne via la plateforme partenaire de l’organisation, avec une ouverture des dossards par vagues tarifaires. Si quelques places restent disponibles, des inscriptions de dernière minute pourront être proposées dans la limite des quotas fixés pour chaque distance.
Âges minimum par parcours
- Odyssée Beaujolaise 90 km : à partir de 20 ans.
- Trail Mathusalem 33 km : à partir de 20 ans.
- Trail Jéroboam 21 km : à partir de 20 ans.
- Trail Magnum 12 km : à partir de 16 ans.
- Rando / marche de la Madone 12 km : à partir de 12 ans, avec autorisation parentale.
L’ultra de 90 km sera volontairement limité à un nombre restreint de dossards afin de préserver la fluidité sur les chemins et la qualité des ravitaillements. Avec ses 4 000 m de dénivelé positif, il s’adressera surtout à des traileurs déjà habitués aux efforts longs et au relief, tandis que les formats de 33, 21 et 12 km resteront plus accessibles à des coureurs réguliers bien entraînés. La randonnée de la Madone, plus souple, offrira une porte d’entrée idéale pour marcher en famille ou entre amis, tout en profitant de l’ambiance de la course sans pression de chrono.
Cinq bonnes raisons d’en profiter même sans courir 90 km
Voir partir l’ultra depuis le château de Montmelas
Samedi, peu avant 7 heures, la cour du château de Montmelas va se remplir de dossards, de frontales et de sacs prêts pour une longue journée sur les sentiers. Voir partir l’ultra depuis ce décor de château perché vaut déjà le déplacement : entre les remparts, la ligne de vignes en contrebas et les sommets à peine visibles à l’horizon, on comprend tout de suite que l’odyssée du week-end se jouera autant dans les jambes que dans le paysage.
Même sans chausser les chaussures de trail, c’est un moment fort à vivre en spectateur : accompagner un proche sur la ligne de départ, respirer l’air encore frais du matin, écouter le brief de l’organisation, puis regarder le peloton s’élancer vers les hauts du Beaujolais avant de redescendre tranquillement vers la vallée.
Suivre les coureurs sur les hauteurs du Beaujolais
Au fil de la journée, le parcours du 90 km va enchaîner les crêtes et les sommets, jusqu’au mont Saint-Rigaud, point culminant du Rhône. Depuis certains belvédères, la vue embrasse les vignes, les villages et, au loin, le ruban plus calme de la Saône. En choisissant un ou deux points hauts accessibles en voiture puis par une courte marche, il sera possible de retrouver les coureurs dans un décor plus sauvage, entre forêts et lignes de gamay.
Ceux qui connaissent déjà quelques itinéraires de randonnée dans le secteur retrouveront des sentiers familiers, mais dans une atmosphère très différente : coureurs espacés, bénévoles aux ravitaillements, spectateurs éparpillés, le tout avec ce sentiment que le Beaujolais se traverse ici d’un seul souffle, du matin au soir.
Vivre un dimanche à Fleurie et à la Madone
Le dimanche, Fleurie va concentrer l’essentiel de l’ambiance : départs des formats de 33, 21 et 12 km, randonneurs de la Madone, arrivées qui s’enchaînent, terrasses qui se remplissent. Entre deux passages de coureurs, la montée à la chapelle de la Madone permettra de prendre un peu de hauteur sur la journée : là-haut, le village se tasse autour de son clocher, les rangs de vignes descendent en éventail et la vallée de la Saône se devine en fond de scène.
En redescendant, on retrouvera les caveaux, les petites tables de village et les cafés de Fleurie, où il sera facile de faire une pause en regardant les dossards filer dans les rues. Le village fait partie de ces haltes en balcon sur le vignoble que l’on retrouve parmi les plus beaux villages du Beaujolais, à découvrir entre Saône, crus et collines.
Découvrir le vignoble par petites touches
Tout le monde n’a pas envie – ni le temps – d’aligner 90 km. Les formats Magnum (12 km), Jéroboam (21 km) et Mathusalem (33 km) offrent une manière plus douce d’entrer dans le relief du Beaujolais, sans renoncer aux panoramas. Le jeu de mots est assumé : les noms des courses reprennent ceux des grands contenants de vin, comme pour rappeler que l’on court ici dans un vignoble avant tout.
Pour un coureur occasionnel, un 12 ou un 21 km suffira largement à goûter au mélange de chemins de vignes, de passages en sous-bois et de vues ouvertes sur les villages. Les plus entraînés pourront se mesurer au 33 km, qui enchaîne montées plus longues et descentes jusqu’aux portes de Fleurie, avec le plaisir de retrouver ensuite l’ambiance du village et, pourquoi pas, un verre de cru à partager.
Prolonger l’odyssée par un week-end en Beaujolais
Une fois l’événement passé, difficile de ne pas avoir envie de revenir lorsque les sentiers se seront vidés. Beaucoup des tronçons empruntés par L’Odyssée Beaujolaise se prêtent en effet très bien à un week-end plus lent, alternant balades entre vignes, pauses dans les villages de pierre et dîners en table de campagne. L’ultra trace en une journée ce que l’on peut étaler sur deux ou trois jours, en prenant le temps de s’arrêter à chaque belvédère.
Entre Saône et coteaux, il sera facile de bâtir un séjour qui enchaîne Montmelas, les villages en balcon autour de Fleurie et quelques haltes dans les Pierres Dorées, en redescendant vers la vallée. Pour structurer cet itinéraire, on pourra s’inspirer de nos idées pour visiter le Beaujolais en 2 ou 3 jours, en retrouvant certaines étapes croisées pendant le week-end de course.
Un week-end d’immersion entre villages en balcon, vignoble et histoire du Beaujolais
Du château de Montmelas à la vallée de la Saône
En une seule journée, le tracé du 90 km va condenser une histoire que le Beaujolais raconte habituellement en plusieurs séjours. Le départ au château de Montmelas plante le décor médiéval du sud du vignoble, avec ses collines serrées et ses pentes déjà marquées. Au fil des kilomètres, la ligne de course basculera progressivement vers les crêtes et les forêts plus fraîches, avant de revenir vers les coteaux viticoles qui dominent la vallée.
Vu depuis la Saône, le Beaujolais se lit en étages : la plaine calme de la rivière en bas, les coteaux plantés de gamay à mi-pente, les sommets plus sombres en arrière-plan. L’Odyssée Beaujolaise suit cette logique en accéléré, comme si l’on tirait un trait du fleuve jusqu’au mont Saint-Rigaud, puis retour vers un village en balcon. Pour mieux comprendre ce jeu de niveaux entre fleuve, crus et villages, on peut se replonger dans notre lecture de la Saône et les crus du Beaujolais, de part et d’autre de la vallée.
Belvédères, chapelles et villages vignerons
Sur une carte, les noms que l’on croise autour de L’Odyssée Beaujolaise dessinent une sorte de balcon continu : Mont Brouilly et sa chapelle perchée, Chiroubles et sa terrasse panoramique, Beaujeu nichée dans sa vallée, Fleurie et la Madone tournée vers la Saône. Chacun de ces lieux raconte une facette différente du vignoble : paysage ouvert, capitale historique, village romantique ou bourg de travail.
Pour qui aime relier les points sur la route comme sur les sentiers, cette odyssée sera une bonne occasion de voir comment ces noms se répondent aussi le long d’une route des vins du Beaujolais. Entre Mâcon, Belleville-en-Beaujolais et Villefranche-sur-Saône, il est assez simple de tracer des boucles qui enchaînent belvédères, caveaux et villages, en se laissant guider par les panneaux de crus autant que par les lignes de relief visibles depuis la vallée.
Infos pratiques pour profiter de l’événement sans galère
Venir depuis la vallée de la Saône
- Depuis le nord : Mâcon et ses quais de Saône offrent un accès rapide au Beaujolais nord, avec des routes qui rejoignent facilement Fleurie et les villages voisins.
- Depuis le centre de la vallée : Belleville-en-Beaujolais est un bon point d’entrée, avec des routes qui montent en quelques virages vers le vignoble.
- Depuis le sud : Villefranche-sur-Saône permet de remonter la vallée puis de bifurquer vers les coteaux, en combinant éventuellement d’autres haltes au bord de l’eau.
- En train : gares de Mâcon, Belleville-en-Beaujolais et Villefranche-sur-Saône, puis voiture, covoiturage ou navette selon ce que proposera l’organisation.
Quelques repères pour organiser sa journée
- Horaires clés : départ de l’ultra samedi à 7 h au château de Montmelas, grandes vagues de départ le dimanche matin à Fleurie entre 8 h et 10 h.
- Stationnement : arriver tôt à Fleurie le dimanche, privilégier les parkings en entrée de bourg et les zones indiquées par l’organisation plutôt que les ruelles centrales.
- Équipement minimum : chaussures adaptées aux chemins, coupe-vent léger, eau, casquette ou bonnet selon la météo ; même en spectateur, certaines zones se rejoignent par un petit sentier.
- Entre course et escapade : profiter des temps calmes pour une courte balade ou un café en terrasse, plutôt que de rester uniquement sur les lignes de départ et d’arrivée.
Ce week-end pourra aussi servir de point de départ à d’autres escapades au fil de la rivière, en piochant par exemple dans les idées de week-ends et d’escapades déjà recensées le long de la Saône, de la source à la confluence.
Pour aller plus loin
Pour les informations officielles de dernière minute (parcours détaillés, règlement complet, éventuelles modifications d’horaires), le plus simple reste de consulter le site de L’Odyssée Beaujolaise. C’est là que seront publiées les mises à jour utiles avant de prendre la route vers le Beaujolais.
Quelques questions pour préparer le week-end de L’Odyssée Beaujolaise
Où dormir si l’on veut rester tout le week-end ?
Pour être au plus près de l’ambiance, il est pratique de viser un hébergement entre la vallée de la Saône et les coteaux : chambre d’hôtes à Fleurie ou dans un village voisin, gîte dans le vignoble, petite adresse en bord de Saône à Belleville-en-Beaujolais ou Mâcon. Dormir en vallée permet de garder un accès facile à d’autres haltes au bord de l’eau, tandis qu’une nuit « dans les vignes » offre un réveil immédiat au cœur du paysage de la course.
Peut-on profiter de l’événement simplement en tant que spectateur ?
Oui, l’événement se prête très bien à une journée ou un week-end en mode spectateur. Il est possible d’assister au départ de l’ultra au château de Montmelas, puis de se positionner sur un belvédère ou un ravitaillement en journée avant de finir à Fleurie pour voir arriver les coureurs. Le dimanche, la chapelle de la Madone est un excellent point de vue pour encourager les participants tout en profitant du panorama sur les vignes et la vallée.
Faut-il une préparation particulière pour la randonnée de la Madone ?
La randonnée de la Madone reste accessible à des marcheurs réguliers : 12 km environ, avec un dénivelé positif modéré mais réel. Une paire de chaussures adaptées aux chemins, un peu d’habitude de marcher sur des pentes et une gourde suffiront à la plupart des participants. Mieux vaut toutefois éviter de s’y engager si l’on n’a pas l’habitude de marcher plusieurs heures, et privilégier dans ce cas un simple aller-retour jusqu’à la chapelle ou un point de vue proche de Fleurie.
Que faire si la météo s’annonce très pluvieuse ou venteuse ?
En cas de météo compliquée, il est souvent plus agréable de réduire le nombre de déplacements et de se concentrer sur un ou deux lieux bien choisis : par exemple, le départ au château de Montmelas puis l’après-midi à Fleurie, avec la possibilité de se mettre à l’abri dans un caveau ou un café entre deux passages de coureurs. Prévoir des vêtements chauds, une couche imperméable et une paire de chaussures qui ne craint ni la boue ni les pavés permettra de garder le week-end confortable, même si les nuages s’invitent dans le paysage.

