De ferme en ferme 2026 : une journée entre Saône, Dombes et Bresse
Un week-end portes ouvertes de ferme en ferme pour découvrir le terroir et rencontrer ceux qui le font
Le dernier week-end d’avril, les routes qui quittent la Saône vers la Dombes et la Bresse prennent un air de transhumance gourmande. On laisse derrière soi les quais, les péniches et les terrasses au bord de l’eau, et en quelques kilomètres seulement, ce sont les fermes, les étangs et les maisons bressanes qui prennent le relais. Partout, le même panneau vert et blanc : De ferme en ferme 2026, la déclinaison locale de l’événement national portée dans l’Ain sous le nom L’Ain de Ferme en Ferme.
Dans l’Ain, l’événement se décline sur deux jours, les 25 et 26 avril, avec 44 fermes qui ouvrent gratuitement leurs portes de 10 h à 18 h. On passe d’un élevage de volailles à une ferme d’étangs, d’une cour bressane à un atelier de transformation, en suivant de petites routes de campagne et une signalétique simple. Chaque arrêt est l’occasion de voir ce qui se cache derrière un poulet de Bresse, un fromage fermier, une terrine de carpe ou un pot de miel posé sur la table de la cuisine.
Le principe est simple : on choisit un circuit, on se limite à quelques fermes, on prend le temps d’écouter, de goûter, d’acheter ce qui nous parle, et on rentre au bord de la Saône avec l’impression d’avoir mis des visages sur les produits du marché.
Depuis Trévoux, Montmerle ou un village du Val de Saône, il suffit de prévoir une petite heure de route pour basculer dans un autre décor : étangs, haies, prairies, fermes blanches. Plutôt que de courir après tous les points du dépliant, l’idée est de bâtir une vraie journée autour de trois ou quatre adresses bien choisies :
- une ferme de volailles où l’on comprend enfin ce qui fait la différence entre un poulet quelconque et une volaille élevée lentement ;
- une ferme en lien avec les étangs de Dombes ou de Bresse, pour goûter carpe, rillettes ou autres spécialités d’eau douce ;
- une ferme bressane où l’architecture, la cour et la table racontent autant le pays que les produits eux-mêmes.
Visites, dégustations, achats en direct : en une journée, on voit comment se fabrique ce que l’on mange, on discute sans filtre avec les agriculteurs et l’on remplit le coffre de volailles, fromages, bocaux ou bouteilles. C’est ce mélange de paysages entre Saône, Dombes et Bresse, de produits bien ancrés et de rencontres au milieu des cours de ferme qui fait tout l’intérêt de ce week-end-là.
Le principe de De ferme en ferme 2026 en deux minutes
De ferme en ferme, c’est d’abord un week-end national porté par le réseau CIVAM : partout en France, des centaines de fermes ouvrent en même temps leurs portes au public pour expliquer leur métier, leurs choix agricoles et la façon dont nos assiettes se construisent au quotidien. En 2026, le fil rouge s’intitule « Notre alimentation au cœur des fermes » : l’idée est de sortir des slogans pour revenir à quelque chose de très concret, champ par champ, étable par étable, atelier par atelier.
Dans l’Ain, l’opération prend une couleur bien particulière avec L’Ain de Ferme en Ferme. Pendant deux jours, 44 fermes participent sur six circuits différents, de la Bresse au Bugey en passant par la Dombes, le Revermont, le Pays de Gex et ce secteur charnière entre Saône et Dombes. Partout, le principe reste le même : visite gratuite, rencontres, animations, dégustations, et la possibilité d’acheter sur place les produits que l’on vient de voir naître ou se transformer.
En résumé, De ferme en ferme 2026 dans l’Ain, c’est :
- un week-end unique, les 25 et 26 avril, de 10 h à 18 h ;
- 44 fermes engagées dans une démarche d’accueil et de pédagogie ;
- des circuits thématiques pour ne pas se perdre dans les petites routes ;
- des visites gratuites, des ventes en direct, aucune obligation d’achat ;
- un ton simple, sans jargon, pour parler élevage, cultures, transformation, paysages.
Au fil des années, l’événement est devenu un véritable rituel de printemps dans l’Ain, au point de rassembler plusieurs dizaines de milliers de visites sur un seul week-end. Il ne s’agit pas d’un salon aseptisé, mais bien d’exploitations en activité, avec leurs forces, leurs contraintes, leurs saisons. On y va autant pour remplir le coffre que pour entendre comment se fabrique une volaille de Bresse, un fromage fermier ou une carpe des étangs, en suivant simplement les circuits tracés sur le dépliant et la carte de L’Ain de Ferme en Ferme.
Une journée type depuis la Saône : 3 ou 4 fermes, pas plus
La tentation est grande, en ouvrant le dépliant, de vouloir cocher toutes les fermes du secteur. En pratique, la bonne idée est de se caler sur le rythme réel d’une journée : trois fermes bien choisies, éventuellement une quatrième en bonus, c’est déjà beaucoup. Entre le temps de route, les visites guidées, les discussions spontanées et les dégustations, chaque étape peut facilement prendre une heure, parfois davantage si l’on se laisse embarquer dans la conversation.
Depuis les villages du Val de Saône, le plus logique est de viser le circuit situé entre Saône et Dombes ou les fermes de Bresse les plus proches de la rivière. On quitte les berges en fin de matinée, on rejoint une première ferme de volailles pour voir comment se prépare une vraie volaille de Bresse, puis on enchaîne vers une exploitation en lien avec les étangs ou le paysage de Dombes, avant de terminer dans une cour bressane où l’on prend le temps de s’asseoir et de goûter vraiment.
| Moment de la journée | Type de ferme | Ce qu’on vient chercher |
|---|---|---|
| Fin de matinée | Élevage de volailles | Voir l’élevage, comprendre l’alimentation, acheter une volaille ou des œufs pour un futur repas |
| Début d’après-midi | Ferme liée aux étangs ou à la Dombes | Découvrir carpe, poissons d’eau douce, paysages d’étangs, goûter rillettes ou préparations maison |
| Milieu / fin d’après-midi | Ferme bressane ou exploitation à forte identité | Visiter la cour et les bâtiments, assembler un panier de fromages, crèmes, bocaux, échanger plus longuement |
En milieu ou fin d’après-midi, la pause idéale se fait souvent dans une ferme bressane : grande cour, bâtiments à colombages, parfois cheminée sarrasine, odeur de bois ou de cuisson qui flotte. On y goûte des fromages, des crèmes, des desserts maison ou un simple café pris dehors, tout en parlant du quotidien de ces maisons blanches entre Bresse et Val de Saône.
La clé, pour que la journée reste agréable, est de ne pas la transformer en chasse au tampon sur un carnet. Mieux vaut accepter de zapper deux ou trois fermes au profit de moments plus posés : rester un peu plus longtemps lors d’une démonstration, prendre le temps d’un café offert par les hôtes, écouter une anecdote sur une vieille machine ou une cheminée sarrasine. De ferme en ferme, ce n’est pas seulement un itinéraire sur une carte ; c’est surtout une série de scènes à vivre, entre route de Saône, étangs de Dombes et campagnes de Bresse.
L’ambiance : ce que disent agriculteurs et visiteurs
Ce qui marque souvent en premier, ce n’est ni la liste des fermes ni les panneaux au bord de la route, mais l’atmosphère qui se dégage de ces journées-là. On arrive parfois un peu timidement, en se demandant si l’on ne va pas gêner en pleine période de travail, et on se retrouve à parler pendant une demi-heure de météo, de récoltes, de volailles ou de prix de l’alimentation, debout dans une cour de ferme ou au milieu d’une stabulation.
Pour les agriculteurs qui jouent le jeu depuis des années, De ferme en ferme est devenu un rendez-vous à part. Certains expliquent qu’ils préparent les lieux plusieurs semaines en amont : on range un peu plus que d’habitude, on installe un parcours de visite, on pense aux panneaux pédagogiques, parfois à une petite dégustation organisée à heures fixes. Ce n’est pas un décor de cinéma, juste le quotidien rendu lisible et partageable pendant deux jours.
« C’est le seul week-end de l’année où l’on prend vraiment le temps d’expliquer notre métier du début à la fin, à des gens qui écoutent et posent des questions. »
Côté visiteurs, le retour qui revient le plus souvent tient en quelques mots : convivialité, simplicité, surprises. On se rend compte que ce qui semble évident sur le marché – un poulet, un fromage, une bouteille de jus ou un pot de miel – cache en réalité des mois de travail, des choix techniques, des contraintes de météo, de réglementation ou de débouchés. Pour beaucoup, c’est aussi l’occasion de faire une activité commune qui plaît autant aux adultes qu’aux enfants, sans écrans ni manèges, juste en suivant les chemins de tracteurs et les explications des producteurs.
En fin de journée, quand les parkings temporaires se vident doucement et que la lumière baisse sur les étangs ou les prairies, on repart souvent avec plus que quelques sacs. On a entendu des histoires, vu des gestes, croisé des paysages qu’on ne regardera plus tout à fait de la même manière en revenant au bord de la Saône, le soir même ou quelques semaines plus tard.
Comment préparer ton week-end De ferme en ferme 2026
Pour que le week-end reste fluide et agréable, un minimum de préparation change tout. La première étape consiste à récupérer le dépliant 2026 et à jeter un œil à la carte des circuits. On repère alors les fermes situées entre Saône et Dombes ou dans la Bresse proche, on mesure à gros traits les temps de route entre elles, et on choisit deux ou trois étapes incontournables, plus éventuellement une ferme “bonus” si tout se passe bien.
Check-list rapide avant de partir :
- prévoir le trajet et le circuit sur la carte (papier ou en ligne) ;
- limiter la journée à 3 ou 4 fermes maximum pour garder du temps sur place ;
- emmener une glacière ou un sac isotherme pour les achats frais ;
- vérifier les moyens de paiement acceptés (espèces, CB) selon les fermes ;
- adapter la tenue : chaussures fermées, vêtements confortables, protection contre le soleil ou la pluie ;
- anticiper l’heure de déjeuner : assiettes paysannes sur place ou pique-nique improvisé avec les produits achetés.
Les visites sont gratuites et ne nécessitent généralement pas de réservation. Certaines fermes proposent toutefois des animations, ateliers ou repas à horaires précis, parfois sur inscription : un rapide coup d’œil au dépliant ou au site dédié permet d’éviter les frustrations. Le site national de l’événement, De Ferme en Ferme, donne le cadre général et oriente vers les informations locales.
Reste à choisir le bon moment pour partir. Le samedi matin est idéal pour profiter de fermes encore peu fréquentées et prendre le temps de discuter. Le dimanche peut convenir si l’on sait qu’il y aura plus de monde et qu’on accepte un peu d’attente. Dans tous les cas, l’important n’est pas de faire un maximum de kilomètres, mais de revenir en fin de journée avec l’impression d’avoir vraiment rencontré le territoire, entre Saône, Dombes et Bresse.
Infos pratiques : ce qu’il faut retenir en un coup d’œil
Dates et horaires
- Quand ? Samedi 25 et dimanche 26 avril 2026.
- Horaires : de 10 h à 18 h, en continu dans les fermes participantes.
Où ?
- Dans tout le département de l’Ain, avec 44 fermes ouvertes.
- Six circuits, dont l’un entre Saône et Dombes, particulièrement pratique au départ du Val de Saône.
Combien ça coûte ?
- Visites et échanges : gratuits.
- Dégustations et repas : variables selon les fermes (assiettes, menus, grignotages).
- Achats de produits : au choix, en vente directe à la ferme.
Comment préparer ?
- Récupérer le dépliant 2026 de L’Ain de Ferme en Ferme (OT, sites locaux, supports en ligne).
- Repérer les fermes proches de la Saône et de la Dombes pour bâtir une boucle cohérente.
- Utiliser la carte des circuits pour estimer les temps de route entre chaque étape.
Pourquoi ce week-end entre Saône, Dombes et Bresse vaut vraiment le coup
Ce qui fait la force de ce week-end, ce n’est pas seulement le nombre de fermes impliquées ni l’ampleur de l’opération. C’est surtout la manière dont il permet de relier des paysages que l’on connaît parfois par fragments : la Saône et ses villages, la Dombes et ses étangs, la Bresse et ses fermes blanches. En deux jours à peine, on peut passer de la berge à la cour de ferme, du pont au chemin de tracteur, sans avoir l’impression de faire un “tour d’attraction” mais bien d’entrer dans un territoire vivant.
Pour qui aime organiser ses sorties autour de ce qu’il y aura dans l’assiette dans les semaines suivantes, De ferme en ferme 2026 est un raccourci précieux. En une journée, on repère un producteur de volailles pour un futur repas de fête, une ferme d’étangs pour une carpe ou des rillettes, une exploitation laitière où passer chercher des fromages ou des crèmes. Chacun de ces arrêts peut ensuite donner lieu à un autre week-end, une halte sur la route des vacances, un détour sur le chemin d’un restaurant bressan.
Au-delà des produits, ces portes ouvertes ont aussi un mérite discret : on regarde autrement les paysages au retour. Les haies le long de la départementale, les prés, les étangs, les silhouettes de fermes que l’on aperçoit depuis la voiture prennent un autre relief lorsqu’on a mis un pied dans les cours et serré la main de ceux qui en vivent. Entre Dombes, Bresse et Val de Saône, De ferme en ferme 2026 est une bonne occasion de faire ce pas de côté, sans aller bien loin, mais en changeant légèrement la façon de voir ce qu’on a sous les yeux toute l’année.
Questions fréquentes autour de De ferme en ferme 2026
Faut-il réserver pour visiter les fermes ?
En règle générale, les visites sont libres et sans réservation. On se présente directement sur place pendant les horaires d’ouverture indiqués sur le dépliant. Certaines fermes proposent toutefois des ateliers, des animations ou des repas à heures fixes : dans ce cas, une inscription ou une arrivée en avance peuvent être conseillées. Un rapide coup d’œil aux descriptions des fermes permet de repérer ces cas particuliers.
Est-ce adapté aux enfants ?
Oui, très largement. Les fermes participantes ont l’habitude d’accueillir des familles : animaux à observer, tracteurs, démonstrations, petits ateliers, explications simples… Ce n’est pas un parc d’attractions, mais une succession de vraies fermes où l’on peut toucher du doigt ce qui se passe derrière le lait, les œufs, la volaille de Bresse ou les poissons d’étangs. La seule vraie contrainte consiste à gérer le rythme : mieux vaut choisir 2 ou 3 fermes bien adaptées aux enfants plutôt qu’un circuit trop ambitieux, et prévoir de quoi boire, grignoter et s’abriter en cas de pluie ou de forte chaleur.
Peut-on déjeuner sur place ?
Dans plusieurs fermes, il est possible de déguster des assiettes paysannes, des en-cas ou des menus élaborés à partir des produits de la maison ou du voisinage. Selon les lieux, il s’agit soit de repas bien structurés, soit de formules plus simples (tartines, planches, crêpes, desserts…). Il est prudent de ne pas compter uniquement sur ces options : prévoir un plan B sous forme de pique-nique ou de produits déjà achetés sur la première ferme évite de dépendre d’un seul service ou d’une seule adresse.
Et si la météo est mauvaise ?
Une partie de la visite se déroule souvent en extérieur, mais la plupart des fermes disposent aussi de bâtiments couverts pour les explications et les dégustations. Par temps humide, de bonnes chaussures et une tenue adaptée suffisent généralement à sauver la journée. En cas de météo vraiment compliquée, l’option consiste à concentrer sa boucle sur deux fermes proches l’une de l’autre, avec plus de temps à l’abri dans les cours, granges ou salles de dégustation.
Comment prolonger la découverte après le week-end ?
Ce week-end peut servir de déclencheur pour d’autres escapades entre Bresse et Val de Saône. Une ferme repérée pendant De ferme en ferme devient parfois l’adresse où l’on revient remplir le coffre avant les fêtes, ou la porte d’entrée vers une auberge bressane à Bourg-en-Bresse, pour goûter ces produits en version grande tablée. Ceux qui ont envie de prolonger encore peuvent ensuite s’inspirer des idées d’escapade en Bresse depuis la Saône, des fermes bressanes à visiter ou de la volaille de Bresse pour imaginer d’autres week-ends.

