Voie verte du Beaujolais : 4 balades entre Saône, vignes et villages
De la Saône aux vignes : la voie verte comme trait d’union
Entre la plaine de la Saône et les coteaux du Beaujolais, un ruban discret facilite la vie de celles et ceux qui aiment autant pédaler que s’attabler : la voie verte du Beaujolais. Depuis Belleville-en-Beaujolais, ville-port d’entrée du Val de Saône, une ancienne ligne ferroviaire reconvertie en piste multi-usage permet de remonter sans effort apparent la vallée de l’Ardières jusqu’à Beaujeu, capitale historique du vignoble.
Pour mieux situer ce paysage, l’article sur la Saône et les crus du Beaujolais raconte déjà comment le fleuve, les coteaux et les villages se répondent de part et d’autre de la vallée.
Ici, pas de trafic à gérer ni de carrefours compliqués à négocier : la voie verte suit un tracé large et lisible, à l’écart des voitures, avec un profil très doux qui convient aussi bien à un premier “vrai tour de vélo” en famille qu’à une balade tranquille en couple. Au fil des kilomètres, le décor glisse progressivement des prairies proches de la Saône vers les rangs de vignes, les villages viticoles, les maisons en pierre et les caves où l’on pourra prévoir une pause déjeuner, un goûter ou un dernier verre entre amis.
En pratique : la voie verte du Beaujolais s’étire sur environ 15 km entre Belleville-en-Beaujolais, Saint-Jean-d’Ardières, Cercié, Régnié-Durette et Beaujeu. Plusieurs parkings et “points vélo” jalonnent le parcours, ce qui permet d’adapter la distance : petite boucle de 8 à 12 km pour une sortie courte, aller-retour complet pour une journée plus dense avec déjeuner en village.
À Belleville-en-Beaujolais, la proximité immédiate de la Saône offre un point de départ évident : on peut arriver en train ou par l’autoroute, jeter un œil aux quais ou au port de plaisance, puis rejoindre la piste en quelques coups de pédale. Plus haut, autour de Saint-Jean-d’Ardières, les accès sont simples et la campagne déjà bien présente ; au bout du ruban, Beaujeu concentre patrimoine, Maison du Terroir et adresses pour lever le coude ou partager une assiette locale avant de redescendre vers la vallée.
En quelques heures, il devient possible de vivre une vraie journée “entre Saône et vignes” sans organiser un road trip : un point de départ clair, un itinéraire sécurisé, une ou deux haltes bien choisies et un retour par le même chemin, en profitant d’une lumière différente.
La voie verte du Beaujolais, c’est quoi précisément ?
La voie verte du Beaujolais, c’est l’ancienne ligne ferroviaire qui reliait Belleville-en-Beaujolais à Beaujeu, reconvertie en ruban lisse pour les vélos, les poussettes, les rollers et les marcheurs. Sur une quinzaine de kilomètres, elle suit la vallée de l’Ardières, au cœur des vignes, en restant à l’écart des voitures sur un tracé large, plat et très lisible : on part de la plaine proche de la Saône, on remonte doucement vers les crus.
Concrètement, le parcours relie Belleville-en-Beaujolais, Saint-Jean-d’Ardières, Cercié, Régnié-Durette et Beaujeu, avec plusieurs points d’accès et parkings qui permettent de choisir sa distance idéale : petite boucle famille autour de Saint-Jean, aller-retour complet jusqu’à Beaujeu pour un déjeuner, ou journée plus longue avec une boucle dans les coteaux. Le dénivelé reste très doux, ce qui en fait un terrain parfait pour un premier “vrai” vélo en famille ou une balade tranquille en couple, sans avoir à se soucier du trafic.
Balade n°1 : 2 heures en famille autour de Saint‑Jean‑d’Ardières
Pour une première découverte en douceur, le plus simple est de se poser au niveau de Saint‑Jean‑d’Ardières. Un parking jouxte la voie verte : on descend les vélos, on ajuste les casques, on vérifie les gourdes, et le ruban goudronné se déroule déjà vers les prairies et les vignes. Ici, le tracé est presque parfaitement plat, large, idéal pour les petites roues, les remorques et les enfants qui débutent en autonomie.
En partant vers Cercié, la balade se cale naturellement sur un format d’environ 10 km aller‑retour, entre Saint‑Jean et les abords du village. Compter une petite heure de pédalage effectif, deux heures avec des pauses : une première halte sur un banc à l’ombre, un arrêt sur un pont pour regarder la rivière filer au fond de la vallée, un moment pour expliquer aux enfants ce qu’ils voient dans les rangs de vignes. La voie est assez régulière pour que les adultes se consacrent à la vigilance… sans passer leur temps à freiner les voitures.
Version mini : pour les très jeunes enfants, il est possible de démarrer directement à hauteur de Cercié et de faire un simple aller‑retour sur 6 à 8 km en restant sur la partie la plus ombragée. C’est souvent suffisant pour une première expérience de voie verte avec draisienne ou remorque.
Au retour, Saint‑Jean‑d’Ardières fait office de base pour ranger les vélos et proposer un goûter. On peut rester simple avec un pique‑nique sorti du sac ou remonter en voiture vers Belleville-en-Beaujolais pour une glace, un chocolat chaud ou une courte flânerie. En quelques minutes, on passe de la campagne à la ville‑porte sur la Saône, avec la possibilité de terminer la journée par une petite marche sur les quais ou un coup d’œil au port de plaisance.
Balade n°2 : en couple, de la Saône aux vignes jusqu’à Beaujeu
Pour une journée à deux, le décor idéal commence souvent à Belleville‑en‑Beaujolais. On arrive en train ou par l’autoroute, on prend le temps d’un café en ville, éventuellement d’un crochet rapide vers la Saône pour voir le fleuve, puis on rejoint la voie verte. Une courte portion cyclable permet de gagner le rond‑point de Saint‑Jean‑d’Ardières, point de départ officiel du tracé, avant que la piste ne s’éloigne franchement du trafic.
Les premiers kilomètres longent encore la plaine, avec des vues ouvertes, avant que la vallée de l’Ardières ne se resserre et que les vignes ne gagnent progressivement le paysage. En laissant Belleville derrière soi, la piste file vers Saint‑Jean‑d’Ardières, Cercié, Régnié‑Durette, avec un léger faux‑plat montant mais sans réelle difficulté : la montée est progressive, les pourcentages restent doux. En une heure à une heure et demie selon le rythme et les arrêts photo, on atteint Beaujeu, capitale historique du Beaujolais.
C’est le moment de poser les vélos : flâner sur la place de l’Hôtel de Ville, traverser le parc derrière l’église, pousser la porte de la Maison du Terroir Beaujolais pour mieux comprendre les crus et repérer quelques bonnes adresses de table. Entre un plat simple dans un bistrot de village, une assiette de produits locaux en cave et un verre de beaujolais servi en terrasse, le déjeuner devient presque aussi important que la balade elle‑même, à condition de garder la tête claire pour le retour.
L’après‑midi, le retour suit le même tracé… mais dans l’autre sens, avec une impression de descente douce jusqu’à la plaine. Les jambes tournent plus facilement, on repère d’autres détails, on s’autorise un dernier arrêt dans un village intermédiaire avant de retrouver Belleville. On est alors à quelques minutes des bords de Saône pour l’apéritif, ou d’un train vers Lyon. Et si cette escapade à deux donne envie de rester plus longtemps, il est facile de visiter le Beaujolais sur deux ou trois jours, en combinant voie verte, villages dorés et haltes en bord de Saône.
Balade n°3 : journée terroir entre amis, de Belleville à Beaujeu et retour
En petit groupe, la voie verte se prête bien à une vraie journée “terroir”. L’idée : partir de Belleville‑en‑Beaujolais ou de Saint‑Jean‑d’Ardières en fin de matinée, prendre le temps de remonter tranquillement jusqu’à Beaujeu, puis jalonner le trajet de haltes qui racontent le vignoble. Sur une trentaine de kilomètres aller‑retour, chacun peut trouver son rythme sans se soucier du trafic, tout en gardant de la marge pour s’arrêter dès qu’un village donne envie de mettre pied à terre.
Une fois à Beaujeu, la Maison du Terroir Beaujolais joue le rôle de pivot : on y trouve des explications sur les crus, des pistes de dégustation, des idées de boucles dans les coteaux et la location de VTC, VAE, VTT enfants, remorques et sièges bébé. Depuis Beaujeu, trois itinéraires balisés “Autour de la Voie Verte” permettent de pousser un peu plus loin :
- une boucle autour du Mont Brouilly, d’une quinzaine de kilomètres, avec quelques pentes plus marquées pour les cyclistes à l’aise ;
- le Chemin des mûriers, environ 16 km sur un relief plus doux, au fond de la vallée ;
- la boucle de la Prairie du Val de Saône, proche de 20 km, qui s’ouvre vers la plaine et les paysages de bocage, en lien symbolique avec le fleuve.
On peut choisir de rester uniquement sur la voie verte pour un aller‑retour à 30 km, ou ajouter une de ces boucles selon la forme du groupe, en profitant des vélos à assistance électrique si besoin. Pour une journée encore plus riche, l’itinéraire peut ensuite se prolonger sur la route des vins du Beaujolais depuis la vallée de la Saône, en alternant petites routes de crus, domaines et points de vue sur la rivière. On revient ensuite sur la piste principale pour redescendre vers la plaine, la tête un peu pleine de noms de villages et de parcelles, mais avec le confort d’un itinéraire simple à suivre.
Balade n°4 : échappée express après le boulot autour de Saint‑Jean‑d’Ardières
Quand la journée de travail a été longue, mais qu’il reste un peu de lumière, la voie verte offre un sas de décompression à taille humaine. En se garant à Saint‑Jean‑d’Ardières, on peut prévoir une boucle de 20 km environ vers Beaujeu et retour, en visant 1h45 à 2h de vélo. Le tracé est le même que celui de la journée terroir, mais le moment change tout : la lumière dorée sur les vignes, la fraîcheur qui tombe, le calme de la vallée une fois les routes de transit un peu apaisées.
En pratique, une sortie 18h–20h30 en juin laisse largement le temps de rouler de jour et de profiter d’une courte pause. On roule une quarantaine de minutes en montant doucement vers Beaujeu, on pose le vélo pour un café, une boisson fraîche ou un simple tour de village, puis on redescend tranquillement vers Saint‑Jean. Une paire de lumières et un gilet fluo ne sont jamais de trop si la lumière baisse plus vite que prévu.
Le corps a tourné la page de la journée, l’esprit est déjà ailleurs, et le retour en voiture vers la Saône ou vers Lyon se fait avec la sensation d’avoir pris l’air sans sacrifier la soirée.
Et si l’envie de vélo continuait le long de la Saône ?
Découvrir la voie verte du Beaujolais, c’est souvent mettre le doigt sur quelque chose : la satisfaction de rouler en sécurité, sans voitures, en sentant qu’on suit un fil géographique cohérent. Pour certains, l’étape suivante consiste à longer la rivière elle‑même. Plus au nord comme plus au sud, la Voie Bleue à vélo prolonge ce fil en suivant la Saône au plus près, entre ports de plaisance, petites villes de caractère et haltes nature.
L’idée de relier les paysages au fil de l’eau peut aussi se décliner à pied ou en voiture. En quittant la selle pour un bus ou une voiture, il reste ensuite à aller flâner dans quelques‑uns des plus beaux villages du Beaujolais, du bord de la rivière jusqu’aux coteaux, histoire de reconnaître depuis la route ce que l’on a commencé à apprivoiser depuis la piste.
Infos pratiques
Accès
- En train : gare de Belleville-en-Beaujolais sur l’axe Lyon–Mâcon–Dijon, à proximité de la Saône et du départ de la voie verte.
- En voiture : sortie A6 Belleville, parkings à Belleville, Saint‑Jean‑d’Ardières et Beaujeu (suivre la signalisation “voie verte”).
Distances et durées indicatives
- Balade famille Saint‑Jean ↔ Cercié : environ 10 km A/R, 1 h de vélo, 2 h avec pauses.
- Balade couple Belleville ↔ Beaujeu : 15 km à l’aller (30 km A/R), 3 à 5 h avec déjeuner et arrêts.
- Journée terroir Belleville ↔ Beaujeu + boucle : 25 à 35 km sur la journée selon les variantes et l’usage ou non de VAE.
- After‑work Saint‑Jean ↔ Beaujeu : 20 km A/R, 1h45 à 2h de vélo.
Quand partir ?
- Printemps et automne pour des couleurs douces et des températures agréables.
- Été en privilégiant les départs matinaux ou en fin de journée, pour profiter de la lumière et éviter les grosses chaleurs.
Services utiles
- Location de vélos : VTC, VAE, VTT enfants, remorques et sièges bébé à la Maison du Terroir Beaujolais à Beaujeu.
- Points vélo : Saint‑Jean‑d’Ardières, Cercié, Régnié‑Durette et Beaujeu, avec stationnement et informations sur les boucles.

