Mont Saint-Rigaud : randonnées, accès et panorama au sommet du Rhône
Quand les quais de Saône commencent à chauffer et que les vignes du Beaujolais vibrent sous le soleil, la route qui monte vers Deux-Grosnes change rapidement de décor. Les rangs de gamay disparaissent derrière les premières pentes, les hameaux se font plus rares et les forêts de douglas prennent le relais. Au bout de la montée, le mont Saint-Rigaud surgit comme un autre visage du Beaujolais : plus frais, plus boisé, presque montagnard.
À environ 1 009 mètres d’altitude, ce sommet est le point culminant du département du Rhône et des monts du Beaujolais. On le surnomme le toit du Rhône, moins pour sa difficulté que pour l’impression qu’il donne une fois arrivé à la tour d’observation. Du haut de la plateforme, le regard file au-dessus des bois vers les reliefs du Haut-Beaujolais, le Mâconnais, le Clunisois, le Charolais et, lorsque le ciel est limpide, vers les Alpes et le Massif central.
Le mont Saint-Rigaud ne se découvre pourtant pas d’une seule manière. Une courte balade autour du sommet permet de venir avec des enfants, de prendre le temps de lire les panneaux du sentier pédagogique et de rejoindre la tour sans transformer l’après-midi en performance sportive. Les marcheurs plus réguliers peuvent, eux, partir du Col de Crie pour une grande boucle en forêt, avec davantage de dénivelé, de silence et de temps passé loin des routes.
Entre une heure de promenade familiale et une vraie journée de randonnée, le mont Saint-Rigaud se prête à plusieurs rythmes. Le plus important est de choisir le bon point de départ avant de chausser les baskets.
La récompense ne tient pas seulement au panorama. Sur les chemins, une source associée à d’anciennes légendes de pèlerinage rappelle que le lieu a longtemps attiré les visiteurs bien avant les cartes de randonnée et les applications de traces GPS. Cette halte discrète donne une autre dimension à la balade : après les sous-bois, les clairières et les montées tranquilles, on découvre un massif où la nature, les récits locaux et le plaisir très simple d’être au frais composent une même sortie.
Le mont Saint-Rigaud : quelle formule choisir ?
- Pour une sortie courte : le sentier pédagogique, environ 2 km et une heure de marche.
- Pour une randonnée à la journée : la grande boucle du massif au départ du Col de Crie, autour de 15 km.
- Pour quoi y aller : la forêt, la tour d’observation, le panorama et la source du Saint-Rigaud.
- Quand y aller : en été pour la fraîcheur des sous-bois, en automne ou en hiver par temps clair pour les vues lointaines.
Le mont Saint-Rigaud en bref : où se trouve le toit du Rhône ?
Le mont Saint-Rigaud se trouve dans le nord-ouest du département du Rhône, au cœur du Beaujolais Vert, sur le territoire de Deux-Grosnes et dans le secteur de l’ancienne commune de Monsols. Il marque la transition entre le Beaujolais des vignes, plus au sud et à l’est, et les reliefs boisés du Haut-Beaujolais, tournés vers le Mâconnais, le Clunisois et le Charolais.
Avec une altitude généralement donnée à 1 009 mètres, il est le point culminant des monts du Beaujolais et du département du Rhône. Certaines sources mentionnent 1 012 mètres, selon le point précis retenu sur le sommet. Dans la pratique, l’essentiel se joue quelques mètres plus haut encore : la tour en bois installée au sommet permet de dépasser la cime des arbres et de regarder loin, très loin, lorsque l’air est dégagé.
Le mont Saint-Rigaud en quelques repères
- Altitude : environ 1 009 mètres.
- Situation : Deux-Grosnes, secteur de Monsols, dans le Beaujolais Vert.
- Particularité : le point culminant du Rhône et des monts du Beaujolais.
- À voir : la tour d’observation, la table d’orientation, la source du Saint-Rigaud et les grands sous-bois du massif.
- Ambiance : une sortie fraîche et forestière, loin des coteaux viticoles les plus fréquentés.
On y vient autant pour marcher que pour changer d’échelle. Depuis les villages de la vallée, le paysage bascule vite : les vignes et les maisons de pierre laissent place aux routes de crête, aux sapins, aux feuillus et aux clairières. Cette montée vers le Haut-Beaujolais complète bien une journée commencée du côté des crus ou des bords de Saône. Pour prolonger cette découverte entre fleuve, coteaux et forêts, l’itinéraire peut aussi se raccorder à la Saône et aux crus du Beaujolais.
Le massif appartient au Géopark Beaujolais, reconnu par l’UNESCO. Ce label ne désigne pas seulement un paysage à photographier : il met en valeur un territoire où les roches, les reliefs, les forêts et les villages racontent une autre histoire du Beaujolais. Le mont Saint-Rigaud en est l’un des repères les plus évidents, mais aussi l’un des plus dépaysants lorsque l’on arrive depuis Lyon ou le Val de Saône.
Peut-on aller au mont Saint-Rigaud en voiture ? Accès, routes et parkings
Oui, il est possible de rejoindre le massif du mont Saint-Rigaud en voiture, mais on ne monte pas jusqu’à la tour comme à un belvédère routier. La voiture permet d’atteindre les principaux départs de randonnée, puis la découverte se poursuit à pied sur les chemins forestiers. C’est un point important au moment de choisir sa sortie : la distance, le dénivelé et la durée changent sensiblement selon le parking de départ.
Le Col de Crie constitue le point de départ le plus pratique pour une randonnée à la journée. Il accueille la Maison de la Randonnée et du Trail et donne accès aux itinéraires balisés qui parcourent le massif. C’est le bon choix lorsque l’objectif est de faire la grande boucle, de marcher plusieurs heures et de passer par la tour, la source et les secteurs les plus forestiers.
Pour une approche plus courte, notamment avec de jeunes enfants ou pour une pause nature entre deux visites, le parking de la Croix d’Amanzé permet de rejoindre le sentier pédagogique. Cette formule évite de s’engager sur une longue randonnée tout en conservant l’essentiel : les bois, la montée douce vers le sommet et le panorama depuis la tour.
| Point de départ | À privilégier si… | Format de sortie | À prévoir |
|---|---|---|---|
| Col de Crie | Vous voulez marcher plusieurs heures et explorer le massif | Grande randonnée, trail, VTT selon les parcours | Chaussures de randonnée, eau, temps suffisant et itinéraire téléchargé ou balisé |
| Croix d’Amanzé | Vous cherchez une balade plus courte vers le sommet | Sentier pédagogique et découverte familiale | Chaussures fermées, veste légère et temps pour profiter de la tour |
| Secteur de Monsols et Deux-Grosnes | Vous composez votre propre itinéraire ou séjournez dans le Haut-Beaujolais | Boucles de randonnée et accès aux villages voisins | Vérification du point de départ exact et du balisage avant de partir |
Depuis Lyon, comptez généralement autour d’une heure de route selon le point de départ et la circulation. Depuis Beaujeu ou Belleville-en-Beaujolais, le trajet traverse les collines du Haut-Beaujolais et demande un peu plus de patience que la distance ne le laisse imaginer. Les dernières routes sont sinueuses, mais elles font partie du changement de décor : on quitte les grands axes, on gagne de l’altitude et l’on arrive dans un paysage où le bruit des voitures s’efface vite derrière les arbres.
Avant de partir
- Vérifiez la météo : le panorama vaut surtout le détour par temps clair, tandis que les sous-bois restent agréables lors des journées chaudes.
- Choisissez le départ avant de prendre la route : Col de Crie pour une grande boucle, Croix d’Amanzé pour une sortie courte.
- Ne vous fiez pas seulement à une application : emportez une carte ou suivez le balisage officiel, surtout sur les longues variantes forestières.
- Restez attentif aux conditions locales : travaux forestiers, épisodes de vent, sécheresse ou restrictions d’accès peuvent modifier les possibilités de promenade.
Quelle randonnée choisir au mont Saint-Rigaud ?
Le mont Saint-Rigaud ne se résume pas à une seule ascension. Les chemins du massif permettent d’adapter la sortie au temps disponible, à la météo et à l’habitude de marche du groupe. Le bon réflexe consiste à ne pas viser le même parcours pour une heure de promenade, une après-midi sportive ou une journée entière dans les bois.
Le relief n’est pas alpin, mais les distances et les dénivelés se font sentir. Les pistes forestières peuvent être larges et roulantes, puis laisser place à des portions plus pentues, parfois humides après la pluie. Les enfants habitués à marcher apprécieront le sentier pédagogique ; pour les longues boucles, mieux vaut prévoir des chaussures adaptées, de l’eau et une vraie marge de temps.
Le sentier pédagogique : une balade facile avec des enfants
Le sentier pédagogique est l’option la plus simple pour découvrir le sommet sans organiser une grande randonnée. Depuis le parking de la Croix d’Amanzé, la boucle fait environ 2 kilomètres, avec un dénivelé limité, et se parcourt en une heure environ à un rythme tranquille. Elle permet de gagner progressivement la tour, tout en gardant du temps pour s’arrêter dans les sous-bois.
Les panneaux installés le long du parcours donnent des clés de lecture sur la forêt, les paysages et les particularités du massif. Ce n’est pas un parcours de poussette : le terrain reste un chemin de nature, avec racines, cailloux et passages irréguliers. En revanche, il convient bien à une famille qui cherche une sortie courte, à condition de venir avec des chaussures fermées et de ne pas sous-estimer la fraîcheur ou le vent au sommet.
Le bon choix pour une sortie courte
- Durée : environ 1 heure, en comptant les pauses.
- Distance : environ 2 kilomètres.
- Ambiance : sous-bois, panneaux pédagogiques et arrivée à la tour.
- À privilégier : une après-midi en famille, une première découverte du site ou une halte sur la route du Haut-Beaujolais.
La grande boucle depuis le Col de Crie : une randonnée à la journée
Depuis le Col de Crie, le circuit du mont Saint-Rigaud propose une autre expérience. La boucle officielle est annoncée autour de 15 kilomètres, avec environ 600 mètres de dénivelé positif et cinq heures de marche. Elle fait le tour du massif avant de rejoindre le sommet, avec une succession de pistes forestières, de passages plus étroits et de clairières qui rompent la monotonie des bois.
Cette formule s’adresse à des marcheurs déjà habitués aux randonnées de plusieurs heures. Le dénivelé s’accumule davantage que ne le laisse penser la carte, notamment lorsque la fatigue arrive sur les dernières montées. Il ne s’agit pas d’une sortie difficile techniquement par beau temps sec, mais d’un vrai parcours de pleine nature qui demande de partir assez tôt et de garder un œil sur la météo.
Le grand intérêt de cette boucle tient à son rythme. La tour devient un objectif plutôt qu’une simple halte, et le chemin laisse la place à la forêt : douglas, feuillus, zones plus ouvertes et petits replats où l’on entend surtout le vent dans les branches. Certaines variantes passent également à proximité du viaduc du Châtelard. Avant le départ, il est préférable de suivre le balisage en place et de vérifier le parcours choisi auprès de la Maison de la Randonnée et du Trail.
Trail, VTT et variantes : pour aller plus loin sans se tromper de parcours
Le massif du Saint-Rigaud est aussi fréquenté par les traileurs, les vététistes et les cyclistes qui viennent chercher les montées du Haut-Beaujolais. Ces pratiques ne suivent pas toujours les mêmes itinéraires que les boucles familiales ou les sentiers de randonnée. Un parcours VTT peut emprunter des descentes rapides ; une trace de trail peut inclure un rythme, une distance ou un dénivelé peu adaptés à la marche occasionnelle.
Pour une randonnée pédestre, mieux vaut choisir un itinéraire clairement signalé et adapté à son niveau plutôt que de suivre une trace trouvée au hasard. Les plateformes outdoor sont utiles pour préparer une sortie, mais elles ne remplacent pas les informations locales sur l’état des chemins, les travaux forestiers ou les éventuelles restrictions temporaires.
Choisir son parcours avant de partir
- Avec de jeunes enfants : privilégiez le sentier pédagogique depuis la Croix d’Amanzé.
- Pour une randonnée de plusieurs heures : partez du Col de Crie et prévoyez la boucle complète uniquement si vous êtes habitué à marcher.
- Pour le trail ou le VTT : utilisez les parcours dédiés et adaptez votre équipement au terrain forestier.
- Après de fortes pluies : attendez-vous à des chemins plus glissants, notamment dans les portions en sous-bois.
Le mont Saint-Rigaud est le bon choix lorsque l’on recherche des sous-bois, du dénivelé et une vraie sensation de déconnexion. Pour comparer cette sortie avec les balades entre vignes, chapelles et villages en pierres dorées, retrouvez aussi 10 randonnées dans le Beaujolais, de la vallée de la Saône aux forêts du Haut-Beaujolais.
Au sommet : tour panoramique, table d’orientation et source du Saint-Rigaud
Au mont Saint-Rigaud, la tour d’observation est le point de rendez-vous naturel. Elle ne transforme pas la randonnée en attraction, mais elle donne une raison très simple de prendre de la hauteur : sortir un instant de la forêt et comprendre l’étendue du paysage parcouru. Les arbres masquent souvent les horizons pendant la montée ; la plateforme remet les reliefs en perspective.
La table d’orientation aide à repérer les grands ensembles qui entourent le massif. Vers le nord et l’ouest, les ondulations du Haut-Beaujolais rejoignent le Mâconnais, le Clunisois et le Charolais. Par temps très clair, le regard peut porter plus loin, vers les Alpes d’un côté et les reliefs du Massif central de l’autre. La visibilité reste très dépendante de la météo : une belle journée d’hiver ou d’automne, après le passage d’un front, donne souvent un panorama plus net qu’une après-midi chaude et brumeuse.
Avant ou après la tour, la source du Saint-Rigaud apporte une halte plus intime. Située sur le massif, elle est associée à des traditions de pèlerinage et à des légendes anciennes. La fontaine est parfois présentée comme une source aux vertus particulières ; il faut y voir un récit transmis dans le Haut-Beaujolais, non une promesse de bienfaits. Elle rappelle surtout que ce sommet était fréquenté bien avant l’apparition des itinéraires balisés.
La source se découvre dans une ambiance plus fraîche et plus recueillie que le belvédère. Mousse sur les pierres, eau qui s’écoule doucement, fougères et racines : le lieu invite davantage à une pause qu’à une photographie rapide. C’est aussi un bon rappel du caractère forestier du massif, où les détails du chemin comptent autant que la vue depuis le sommet.
La tour donne le grand paysage ; la source, elle, ramène à l’échelle du sentier. Entre les deux, le mont Saint-Rigaud se visite autant avec les yeux qu’avec le temps que l’on accepte de lui consacrer.
Le sommet appartient au Géopark Beaujolais, territoire reconnu pour l’intérêt de ses paysages et de son histoire géologique. Cette dimension se perçoit sans avoir besoin de transformer la balade en cours de sciences : le relief, les bois et les panoramas suffisent à comprendre pourquoi le Beaujolais ne se résume pas à ses villages vignerons. Pour éclairer ce lien entre paysages, roches et terroirs, l’histoire du Beaujolais reconnu par l’UNESCO apporte un bon complément de lecture.
Après la balade : prolonger la journée dans le Beaujolais Vert
Le mont Saint-Rigaud se prête bien à une sortie sans programme surchargé. Après une boucle de plusieurs heures, mieux vaut garder du temps pour une pause au Col de Crie plutôt que de vouloir multiplier les kilomètres. La Maison de la Randonnée et du Trail, située au col, est le point de rencontre naturel du massif : on y trouve des départs de circuits, une aire de jeux, des tables de pique-nique, dont certaines couvertes, ainsi qu’une salle hors sac accessible sur réservation.
Pour une journée en famille, le rythme peut rester simple : une petite marche le matin, un pique-nique à l’ombre, puis un passage par les espaces de jeux du Col de Crie. Durant la belle saison, les animations proposées sur le site ajoutent parfois une raison de rester un peu plus longtemps. Les enfants peuvent aussi prolonger la promenade avec Randoland, un jeu de piste conçu autour de la légende du mont Saint-Rigaud et décliné selon plusieurs tranches d’âge.
Les marcheurs qui ont choisi la grande boucle apprécieront plutôt le calme de l’après-midi. Après plusieurs heures dans les bois, il est agréable de redescendre doucement vers les villages du Haut-Beaujolais, sans chercher à reproduire l’agitation des coteaux viticoles. Ici, l’intérêt tient aux routes secondaires, aux forêts, aux hameaux et aux reliefs qui ouvrent parfois une vue furtive sur les monts voisins.
Le massif peut aussi servir de point de départ pour explorer un Beaujolais moins connu que les alentours de Fleurie, Morgon ou Oingt. Pour une échappée plus complète, le Beaujolais Vert se découvre aussi le temps d’un week-end entre forêts et lacs. Cette autre facette du territoire convient particulièrement aux journées chaudes, lorsque l’on préfère l’ombre des grands arbres aux terrasses exposées des villages vignerons.
Trois façons de composer la journée
- Avec des enfants : sentier pédagogique, tour d’observation, pique-nique au Col de Crie et jeu de piste Randoland pendant la belle saison.
- Pour une journée de marche : départ matinal depuis le Col de Crie, grande boucle dans le massif, pause au sommet puis retour tranquille en fin d’après-midi.
- Pour un week-end nature : randonnée au mont Saint-Rigaud, puis découverte des autres forêts, lacs et villages du Haut-Beaujolais.
Ce n’est pas le secteur le plus adapté à une succession d’adresses ou de visites programmées à l’heure près. Il se prête davantage à une journée lente : thermos dans le sac, déjeuner tiré du panier, temps d’arrêt à la tour et retour par les petites routes quand la lumière baisse. C’est aussi ce qui fait son charme, à l’écart des sorties les plus balisées du Beaujolais.
Infos pratiques : durée, difficulté, saison et équipement
Préparer sa sortie au mont Saint-Rigaud
- Localisation : massif du mont Saint-Rigaud, à Deux-Grosnes, dans le secteur de Monsols, au nord-ouest du Rhône.
- Départs principaux : Col de Crie pour les grandes boucles et les activités de pleine nature ; Croix d’Amanzé pour le sentier pédagogique.
- Balade familiale : sentier pédagogique d’environ 2 km, compter autour d’une heure avec les pauses.
- Randonnée à la journée : circuit du mont Saint-Rigaud, environ 15 km, autour de 600 mètres de dénivelé positif et près de 5 heures de marche selon le parcours retenu.
- Meilleure période : du printemps à l’automne ; l’été pour la fraîcheur des sous-bois, l’automne et l’hiver par temps clair pour les vues lointaines.
- Équipement : chaussures de marche ou baskets à bonne semelle pour les petites boucles ; chaussures de randonnée, eau, couche chaude et protection pluie pour les parcours longs.
- Avec des enfants : le sentier pédagogique est le choix le plus adapté ; les longues boucles demandent une bonne habitude de marche.
- Restauration et pause : tables de pique-nique au Col de Crie ; vérifier les conditions d’ouverture et les services disponibles avant le départ.
- Renseignements : Maison de la Randonnée et du Trail, Col de Crie, Monsols, Deux-Grosnes.
Les chemins forestiers changent avec les saisons. Après la pluie, certains passages deviennent plus gras et les racines plus glissantes. En été, les arbres protègent largement de la chaleur, mais l’altitude peut aussi apporter du vent et une fraîcheur surprenante au sommet. Une veste légère reste utile, même au cœur de juillet, surtout lorsque l’on prévoit de s’arrêter sur la tour ou pour le pique-nique.
Avant de partir, il est conseillé de vérifier l’état des sentiers et les éventuelles restrictions temporaires liées à des travaux forestiers, à la météo ou au risque incendie. Sur les parcours longs, ne comptez pas sur le réseau téléphonique à chaque endroit : téléchargez la trace choisie, conservez une carte hors ligne et suivez le balisage sur le terrain. Les itinéraires de trail et de VTT doivent être abordés avec un équipement et une préparation adaptés.
Enfin, la tour et les chemins du massif restent des lieux partagés. Les randonneurs, coureurs, vététistes et familles y circulent parfois au même moment. Ralentir dans les descentes, laisser passer les plus rapides et garder les chiens sous contrôle permettent à chacun de profiter de la forêt sans transformer la sortie en course d’obstacles.
Ce qu’il faut savoir avant de monter au mont Saint-Rigaud
Où se trouve le mont Saint-Rigaud ?
Le mont Saint-Rigaud se situe dans le Beaujolais Vert, sur le territoire de Deux-Grosnes, dans le secteur de Monsols, au nord-ouest du département du Rhône. Il domine les reliefs du Haut-Beaujolais, à la lisière des territoires tournés vers le Mâconnais, le Clunisois et le Charolais.
Quelle est la hauteur du mont Saint-Rigaud ?
Le mont Saint-Rigaud culmine généralement à 1 009 mètres. Certaines sources indiquent 1 012 mètres selon le point de mesure retenu. Il reste dans tous les cas le point culminant du département du Rhône et des monts du Beaujolais.
Peut-on aller au mont Saint-Rigaud en voiture ?
La voiture permet de rejoindre les départs de randonnée, notamment le Col de Crie ou le parking de la Croix d’Amanzé. La tour d’observation et le sommet se gagnent ensuite à pied. Le choix du parking dépend du temps que vous souhaitez marcher et du parcours retenu.
Combien de temps faut-il pour monter au mont Saint-Rigaud ?
Comptez environ une heure pour le sentier pédagogique de 2 km, sans se presser. Pour la grande boucle du massif au départ du Col de Crie, prévoyez une journée de randonnée : environ 15 km et jusqu’à 5 heures de marche selon l’itinéraire et les pauses.
Le mont Saint-Rigaud est-il adapté aux enfants ?
Oui, à condition de choisir le bon parcours. Le sentier pédagogique est le plus approprié pour une sortie avec des enfants, avec une distance courte, des panneaux d’interprétation et l’objectif concret de rejoindre la tour. Les grandes boucles sont davantage destinées à des enfants déjà habitués à marcher et à gérer plusieurs heures en terrain forestier.
Que voit-on depuis le sommet ?
Depuis la tour d’observation, la vue s’ouvre sur les monts du Beaujolais et les territoires voisins. Par temps clair, on peut distinguer les reliefs du Mâconnais, du Clunisois, du Charolais, les Alpes et le Massif central. La visibilité varie fortement selon la saison, l’humidité de l’air et la couverture nuageuse.
Le mont Saint-Rigaud n’est pas une sortie que l’on coche entre deux rendez-vous. Il mérite de laisser un peu de place à l’imprévu : une trouée dans les arbres, une pause prolongée à la source, un panorama qui se découvre lentement depuis la tour. Le retour vers la Saône et les villages vignerons aura alors un autre goût : celui d’avoir traversé, en quelques heures, les deux visages du Beaujolais.
Sources : Destination Beaujolais, Maison de la Randonnée et du Trail du Col de Crie, Géopark Beaujolais, Rhône Tourisme et Communauté de communes Saône-Beaujolais. Les distances, itinéraires, périodes d’ouverture et conditions d’accès peuvent évoluer selon la saison et l’état des chemins.

