La Voie Bleue à vélo : 6 balades au fil de la Saône

La Voie Bleue à vélo : 6 idées de balades faciles le long de la Saône

Le week‑end démarre souvent avec la même question : où filer pour prendre l’air sans passer la journée en voiture ? Depuis que la Voie Bleue – Moselle Saône à vélo a été sacrée véloroute européenne de l’année 2026, l’idée d’un départ au bord de l’eau s’impose presque naturellement. La Voie Bleue à vélo suit la Saône du Luxembourg jusqu’à Lyon, mais elle se prête surtout à des échappées simples, accessibles et très concrètes le temps d’un week‑end. Ici, pas de cols ni de grands exploits sportifs : on roule au ras de l’eau, entre chemins de halage, voies vertes, anciennes maisons éclusières et villages qui vivent encore au rythme du fleuve.

Le principe est simple : choisir un point de départ où laisser la voiture ou descendre du train, enfourcher le vélo, suivre les panneaux verts de la V50 et s’arrêter dès qu’une terrasse, un port de plaisance ou un clocher donnent envie de poser le pied à terre. Entre Gray et Pontailler-sur-Saône, la Saône garde un air de rivière sauvage, bordée de peupliers et de gravières où se posent les oiseaux. Plus au sud, vers Chalon-sur-Saône, Tournus ou Mâcon, le décor s’ouvre sur les vignobles, les abbayes romanes et les quais animés.

Six idées de balades faciles le long de la Saône

  • Lyon → Trévoux : une première rencontre avec la Voie Bleue entre quais urbains, île Barbe et remparts médiévaux.
  • Trévoux → Montmerle-sur-Saône avec échappée sur la Voie Verte du Beaujolais pour rouler entre vignes et caves.
  • Gray → Pontailler → Auxonne : un week‑end complet en deux jours sur le halage, entre port de plaisance, plage et citadelle Vauban.
  • Chalon-sur-Saône → Tournus : voie verte au fil de l’eau, abbaye romane et bonnes tables en bord de Saône.
  • Tournus → Mâcon : tronçon nature vers le Mâconnais, lacs, zones humides et arrivée en ville par les quais.
  • Seurre → Verdun-sur-le-Doubs : courte étape de confluence pour découvrir la pôchouse au pays de la Saône et du Doubs.

Chacun de ces parcours reste à portée d’un week‑end improvisé : distances raisonnables, dénivelé quasi nul, accès faciles en voiture ou en TER, hébergements et tables souvent labellisés Accueil Vélo. On peut partir pour une journée en bord de Saône depuis Lyon ou Chalon, s’offrir un vrai week‑end au rythme des péniches entre Gray et Auxonne, ou combiner vélo et dégustation dans le Beaujolais et le Mâconnais. L’essentiel est de garder l’œil ouvert sur les panneaux de la Voie Bleue, l’oreille tendue vers le fleuve, et de ne pas hésiter à prolonger la pause dès qu’une guinguette, un port ou un vieux pont donnent envie de s’arrêter.

Voie Bleue : choisir une balade de week‑end le long de la Saône

Au‑delà des 700 km qui relient le Luxembourg à Lyon, la Voie Bleue – Moselle Saône à vélo se découvre très bien par tronçons, au fil de balades d’un ou deux jours. Pour un week‑end facile sur la Voie Bleue à vélo, l’idée n’est pas de suivre l’itinéraire d’une traite, mais de choisir la portion de Saône qui correspond le mieux à vos envies : sortie sans voiture depuis Lyon, étape nature autour de Gray, échappée gourmande entre Tournus et Mâcon. Le fil conducteur reste le même : un fleuve large et calme, un halage souvent réservé aux vélos, et des villages où l’on trouve encore ports de plaisance, campings et guinguettes au bord de l’eau.

Pour préparer un week‑end, l’enjeu n’est donc pas de « faire la Voie Bleue en entier », mais de choisir le bon tronçon de Saône : celui où il sera simple de se garer, de trouver un hébergement qui accueille les vélos, de reprendre le train si besoin, ou simplement d’enchaîner quelques kilomètres tranquilles avant une halte en terrasse. Dans la Haute‑Saône, la rivière garde un visage très nature, presque intime. En Côte‑d’Or, l’itinéraire s’ouvre sur les confluences, les citadelles et les ports. Plus au sud, entre Chalon, Tournus et Mâcon, la Bourgogne du Sud glisse doucement des quais vers les vignobles.

Les points à vérifier avant de partir

  • Niveaux d’eau de la Saône : un coup d’œil sur Vigicrues permet de savoir si les chemins de halage risquent d’être encore boueux après une crue.
  • Travaux et déviations : le site officiel de la Voie Bleue recense les fermetures temporaires et les itinéraires bis, notamment autour des ponts en chantier.
  • Accès en train : les gares de Gray, Chalon‑sur‑Saône, Tournus, Mâcon ou Lyon facilitent les retours en TER avec vélo sans forcément reprendre la voiture.
  • Hébergements Accueil Vélo : hôtels, campings et chambres d’hôtes labellisés garantissent local sécurisé, petit‑déjeuner adapté et informations sur les parcours.

Les six balades proposées ci‑dessous couvrent ainsi trois grands visages de la vallée : la Saône encore très sauvage entre Gray et Pontailler‑sur‑Saône, la portion fluviale et patrimoniale autour d’Auxonne, Seurre et Verdun‑sur‑le‑Doubs, puis la partie plus connue, entre Chalon, Tournus et Mâcon, où l’on roule entre voies vertes, abbayes romanes et vignobles. Chacune peut se vivre en mode journée ou week‑end, avec un point de départ clair, un endroit pour laisser la voiture et, si nécessaire, un billet de train pour rentrer au point de départ en fin de parcours.

Lyon → Trévoux : la Voie Bleue en sortie de ville

À Lyon, la Voie Bleue s’attrape presque sans transition, dès que les quais animés laissent place à l’Île Barbe et aux premiers méandres bordés de belles demeures. Une fois les tunnels et le trafic derrière soi, le paysage change vite : la Saône s’élargit, les falaises boisées des Monts d’Or se rapprochent et les péniches deviennent les principales compagnes de route. C’est là que la véloroute prend ses vrais airs de parenthèse fluviale, à la lisière de la ville et de la campagne.

Pour une journée simple, l’option la plus pratique consiste à se garer à Trévoux (parkings accessibles autour du centre ancien et des quais), puis à rejoindre Lyon en TER avant de revenir à vélo par la Voie Bleue. L’itinéraire suit les berges côté Saône en grande majorité, alterne pistes cyclables urbaines, voie verte et chemin de halage, et reste globalement plat. En chemin, les anciens quartiers industriels laissent place à des villages de rive comme Rochetaillée‑sur‑Saône, Fleurieu ou Albigny, où l’on croise pêcheurs, rameurs et terrasses de bord de l’eau.

Infos pratiques & stationnement

  • Distance : environ 31 km entre Lyon et Trévoux, dénivelé très modéré.
  • Point de départ conseillé : parkings de Trévoux (centre ou quais), retour en TER jusqu’à Lyon, puis parcours à vélo dans le sens ville → vallée.
  • Type de voie : voies cyclables urbaines, voie verte, tronçons de halage au bord de la Saône.
  • Public : adapté aux vélos de ville, VTC, VAE, enfants à partir de 8–9 ans avec quelques pauses.

Juste avant d’arriver à Trévoux, la vallée s’ouvre sur une série d’écluses et de petits ports de plaisance, notamment du côté de Reyrieux et de Port‑Bernalin. C’est le moment où le paysage bascule vraiment vers la rivière de campagne, avec les maisons éclusières qui rappellent que le halage servait autrefois aux chevaux et non aux vélos. Trévoux, avec ses remparts, ses ruelles pentues et sa vue sur la Saône depuis la terrasse du château, offre une belle récompense de fin de parcours, ainsi que plusieurs cafés et restaurants pour prolonger la journée au bord de l’eau.

Idée de variante depuis les quais nord de Lyon

En partant des quais de Saône à Vaise, il est possible de suivre une boucle plus courte entre Lyon, l’Île Barbe et Rochetaillée‑sur‑Saône, en profitant du passage sur les ponts emblématiques de la ville et des nouvelles passerelles piétonnes. De quoi tester la Voie Bleue sur 15 à 20 km avant de se lancer sur l’itinéraire jusqu’à Trévoux.

Trévoux → Montmerle-sur-Saône, avec échappée sur la Voie Verte du Beaujolais

Au départ de Trévoux, la Voie Bleue adopte un rythme plus bucolique encore. Le halage file au pied des remparts et longe la Saône en grandes courbes, avec à chaque méandre une nouvelle variation de lumière sur l’eau. On pédale au ras des prairies inondables, entre peupliers et roselières, en croisant parfois un chevreuil ou un héron cendré. La circulation routière reste en retrait, et l’on n’entend plus guère que le clapotis du fleuve et les cloches des villages.

Après quelques kilomètres, l’horizon s’ouvre sur les premiers reliefs viticoles : les coteaux du Beaujolais commencent à se dessiner sur la rive opposée, avec les taches régulières des parcelles de vigne. À l’approche de Montmerle‑sur‑Saône, la rivière se peuple de barques, de pontons et de terrasses de cafés ; c’est l’un des coins où l’on ressent le plus fortement l’impression de petite station balnéaire fluviale. En traversant ensuite la Saône vers Belleville‑en‑Beaujolais, une autre possibilité s’offre à vous : prolonger l’escapade sur la Voie Verte du Beaujolais, une ancienne voie ferrée reconvertie en piste cyclable qui remonte la vallée de l’Ardières jusqu’en cœur de vignoble.

Infos pratiques & accès Beaujolais

  • Distance : environ 25 km entre Trévoux et Montmerle‑sur‑Saône, + 15 km possibles sur la Voie Verte du Beaujolais.
  • Accès train : gares de Belleville‑en‑Beaujolais et de Villefranche‑sur‑Saône pour composer une boucle avec retour en TER.
  • Stationnement : parkings de Trévoux ou de Belleville‑en‑Beaujolais, pratiques pour laisser la voiture le temps d’une journée.
  • Ambiance : halage très calme en bord de Saône le matin, villages viticoles et caves ouvertes à la dégustation l’après‑midi.

Cette portion se prête particulièrement bien à un week‑end en deux temps : la matinée au fil de la Saône, entre halage et ports de plaisance, puis l’après‑midi sur la Voie Verte du Beaujolais, dans un décor de vignes et de villages aux façades dorées. Entre Montmerle, Belleville et les coteaux plus hauts dans la vallée, les caves et domaines sont nombreux, souvent avec une dégustation simple, à l’ombre, avant le retour. De quoi transformer une balade à vélo en vraie échappée de fin de semaine, entre rivière, pierres blondes et verres tirés du vignoble voisin.

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Gray → Pontailler → Auxonne : deux jours sur le halage en Haute‑Saône et Côte‑d’Or

Plus au nord, entre Gray, Pontailler‑sur‑Saône et Auxonne, la Voie Bleue longe une Saône plus intime, moins aménagée, où le fleuve serpente entre prairies, gravières et hameaux posés sur les rives. Le rythme se cale vite sur celui des péniches et des pêcheurs, avec de longs tronçons de halage en rive gauche, loin des grands axes. C’est l’un des meilleurs secteurs pour un week‑end entier à vélo : une première journée jusqu’au port de plaisance de Pontailler, puis une seconde jusqu’aux remparts et à la citadelle d’Auxonne.

Jour 1 : Gray → Pontailler‑sur‑Saône

  • Distance : environ 33 km de halage, profil quasiment plat.
  • Point de départ : parkings le long du quai Mavia à Gray, au bord de la Saône, pratiques pour laisser la voiture le temps du week‑end.
  • Ambiance : villages comtois, tuiles vernissées, sections très calmes au ras de l’eau.
  • Arrivée : port de plaisance de Pontailler‑sur‑Saône, plage de La Chanoie, guinguettes et camping.
Cyclistes sur le halage de la Saône entre Gray et Pontailler-sur-Saône, Voie Bleue à vélo
Le halage entre Gray et Pontailler : la Saône dans sa version la plus nature.

Le départ depuis Gray permet de profiter d’un vrai décor de petite ville fluviale : pont sur la Saône, quais animés, terrasses qui regardent le fleuve. Dès la sortie de la ville, la véloroute plonge sur le halage et s’éloigne du bruit, avec la rivière à portée de main. Quelques bosses au niveau des ponts et des traversées de villages viennent rappeler que l’on traverse une campagne habitée, mais le fil conducteur reste celui d’un chemin large, confortable, idéal pour rouler à deux de front en discutant.

Guinguette et port de plaisance de Pontailler-sur-Saône en soirée d'été, vélos amarrés au bord de la Saône
Soirée d’été au port de Pontailler : guinguette, guirlandes et Saône à portée de table.

À Pontailler‑sur‑Saône, le week‑end bascule en mode escale fluviale : port de plaisance, plage surveillée en saison, pontons, guinguette, guirlandes lumineuses les soirs d’été.

L’aire de stationnement en bord de Saône, juste derrière le port, accueille facilement voitures et camping‑cars, et il est possible de poser la tente ou de louer un mobil‑home au camping voisin. Pour la nuit, l’Hostellerie des Marronniers fait figure de valeur sûre, avec un accueil calibré pour les cyclistes, un local pour les vélos et un restaurant sur place.

Jour 2 : Pontailler‑sur‑Saône → Auxonne

  • Distance : environ 24 km, toujours au plus près de la Saône.
  • Itinéraire : halage le long des gravières de Vielverge, traversée de zones naturelles riches en oiseaux.
  • Arrivée : Auxonne, ville fortifiée avec citadelle, port, camping et centre‑ville vivant.
  • Retour : TER depuis la gare d’Auxonne vers Dijon ou Dole, avec emplacements dédiés aux vélos.

La deuxième journée glisse d’une rive à l’autre de la frontière entre Haute‑Saône et Côte‑d’Or. Les gravières, devenues refuges pour les hérons et les canards, ponctuent la balade de petites ouvertures sur la Saône. À l’approche d’Auxonne, le profil reste toujours aussi accessible, ce qui laisse le temps de multiplier les pauses photos ou pique‑nique avant de franchir les derniers kilomètres jusqu’aux remparts. Le camping de l’Arquebuse et son restaurant Le Bord de Saône offrent une belle option de déjeuner ou de dîner de fin de week‑end, avec vue directe sur le fleuve et les pontons.

Pour prolonger le séjour ou revenir à une autre saison, Pontailler‑sur‑Saône mérite aussi une journée à part entière, entre port, plage et guinguette. Une bonne manière de préparer l’escale, de repérer les bonnes adresses et de donner encore un peu plus d’épaisseur au week‑end avant de reprendre la route.

Chalon‑sur‑Saône → Tournus : voie verte, abbaye et bonne table

Plus au sud, la Voie Bleue se fait plus connue mais pas moins agréable entre Chalon‑sur‑Saône et Tournus. La Saône y prend ses allures de grande rivière tranquille, encadrée de villages aux façades claires, de petites zones humides et de méandres où les péniches croisent les bateaux de plaisance. La quasi‑totalité du parcours se fait sur voie verte ou petites routes très calmes, ce qui en fait un tronçon idéal pour une première escapade de week‑end à vélo en Bourgogne du sud.

Infos pratiques & stationnement

  • Distance : environ 34 km entre Chalon‑sur‑Saône et Tournus.
  • Type de voie : grande majorité de voie verte, quelques traversées de villages.
  • Point de départ : parkings le long des quais de Chalon‑sur‑Saône, avec plusieurs zones de stationnement payant ou gratuit selon la proximité du centre.
  • Retour : TER entre Tournus et Chalon ou autre gare bourguignonne, avec emplacements pour vélos.
  • Public : cyclistes occasionnels, familles, VAE, amateurs de balades gourmandes.
Cycliste arrivant sur les quais de Tournus, abbaye Saint-Philibert en arrière-plan, balade à vélo sur la Voie Bleue
L’arrivée à Tournus : l’abbaye Saint‑Philibert en ligne de mire depuis les quais de la Saône.

En quittant Chalon, l’itinéraire s’éloigne rapidement du tumulte urbain pour se caler au plus près du fleuve. La sensation est celle d’un long cheminement en balcon sur la Saône, avec quelques passages ombragés sous des alignements de peupliers, puis des vues dégagées sur les méandres. L’arrivée à Tournus est l’un des grands moments de cette portion : la voie verte débouche sur les quais, l’abbaye Saint‑Philibert se découpe en pierre blonde au-dessus des toits, et les terrasses de cafés viennent quasiment lécher l’eau.

Tournus donne envie de poser le vélo pour quelques heures : visite de l’abbaye, balade dans le centre ancien, halte dans un bistrot ou à une table plus ambitieuse, voire nuit dans un hébergement adapté aux cyclistes. C’est aussi une bonne base pour prolonger l’exploration de la vallée : plus au nord, Seurre offre un autre visage de la Saône, plus discret, plus paisible, avec de belles idées de promenade et quelques bonnes tables au bord de l’eau.

Tournus → Mâcon : nature douce et vignobles en ligne d’horizon

Entre Tournus et Mâcon, la Voie Bleue suit l’une des portions les plus paisibles de la Saône. La rivière y déroule de longs méandres bordés de prairies, de haies et de petites zones humides où les hérons viennent pêcher au petit matin. La voie verte serpente souvent en léger surplomb du fleuve, avec des passages en sous‑bois, des ouvertures sur les champs, et quelques villages qui apparaissent presque par surprise au détour d’un virage.

Cycliste sur la voie verte à Mâcon, pont Saint-Laurent et quais de la Saône en arrière-plan
Arrivée à Mâcon par les quais de la Saône : le pont Saint‑Laurent comme ligne d’horizon.

En partant de Tournus, il est possible de combiner cette étape avec la précédente et de laisser la voiture pour le week‑end dans un parking proche des quais ou de la gare, avant de rentrer en TER depuis Mâcon.

En chemin, une halte au niveau du lac de Fleurville permet de casser le rythme : baignade surveillée en saison, tables de pique‑nique, ambiance de base de loisirs simple. Plus loin, un crochet vers Pont‑de‑Vaux ouvre une parenthèse de petite ville de marché, avec ports fluviaux, commerces et terrasses tournées vers l’eau.

Infos pratiques & ambiance sur le parcours

  • Distance : autour de 32 km entre Tournus et Mâcon, selon les variantes et détours.
  • Accès : gares de Tournus et Mâcon‑Ville, toutes deux desservies par des TER acceptant les vélos.
  • Type de public : cyclistes en quête de calme, amateurs de paysages ouverts, combinaisons vélo + dégustation de vins.
  • Hébergements : campings, chambres d’hôtes et hôtels avec accueil des cyclistes sur les deux villes et le long du fleuve.

À l’approche de Mâcon, la vallée change doucement de ton. Sur la rive opposée, les reliefs se marquent davantage : ce sont les premiers contreforts du Mâconnais, avec en toile de fond les noms de Pouilly‑Fuissé ou de Saint‑Véran. La véloroute arrive directement sur les quais, face au pont Saint‑Laurent et aux façades colorées de la vieille ville. C’est une arrivée qui donne envie de ralentir encore, de laisser les vélos quelques heures et de poursuivre la journée entre cave, terrasse et promenade en ville.

Seurre → Verdun‑sur‑le‑Doubs : courte étape de confluence et pôchouse

Entre Seurre et Verdun‑sur‑le‑Doubs, la Voie Bleue propose une étape plus courte, idéale pour une demi‑journée ou pour conclure un week‑end. La Saône y adopte un rythme plus large encore, précédant la rencontre avec le Doubs qui vient la rejoindre à Verdun. La véloroute évolue au plus près de la rivière, avec des passages en bord de champs, des petits bois, et des sections où l’on aperçoit déjà les courants mêlés des deux cours d’eau.

Seurre offre plusieurs possibilités pour laisser la voiture le temps d’une journée : parkings près des quais, zones de stationnement indiquées par l’office de tourisme, rues calmes un peu en retrait. Le format est simple : départ le matin, balade tranquille jusqu’à Verdun‑sur‑le‑Doubs, déjeuner ou flânerie au niveau de la confluence, puis retour dans l’après‑midi. Avec une distance aussi modérée, l’aller‑retour reste tout à fait envisageable pour celles et ceux qui préfèrent garder leur voiture au même endroit.

Infos pratiques & idées de pause

  • Distance : environ 18 km entre Seurre et Verdun‑sur‑le‑Doubs.
  • Profil : très plat, adapté à tous les vélos et aux enfants avec remorque ou suiveur.
  • Stationnement : parkings à Seurre et à proximité des quais, zones de stationnement autour du centre de Verdun‑sur‑le‑Doubs.
  • Haltes gourmandes : restaurants spécialisés dans la pôchouse, la grande matelote de poissons de Saône et de Doubs.

Verdun‑sur‑le‑Doubs mérite que l’on prenne le temps de poser le vélo. La place centrale, le pont, les quais et les anciennes maisons de mariniers racontent une Saône plus commerçante, longtemps tournée vers le transport de marchandises. C’est aussi le berceau de la pôchouse, ce plat de poissons de rivière mijotés au vin blanc, qui s’apprécie particulièrement après une matinée à rouler le long du fleuve. Pour mieux préparer cette escale, il peut être utile de se pencher sur les bonnes adresses et les petites histoires locales reliées à la confluence, afin de donner une saveur supplémentaire à cette courte mais riche étape.

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Quel parcours choisir ce week‑end ?

Six balades, six ambiances et autant de façons différentes de longer la Saône. Certaines se prêtent mieux à une première découverte à la journée, d’autres invitent à poser un sac dans un hôtel ou un camping pour profiter du fleuve deux jours d’affilée. Pour y voir clair en un coup d’œil, ce tableau récapitulatif rassemble les distances, niveaux, profils à l’aise sur chaque parcours et les accès les plus simples en voiture ou en train.

Parcours Distance Niveau Pour qui ? Accès & stationnement
Lyon → Trévoux ~31 km Facile Première découverte de la Voie Bleue, balade en famille, sortie à la journée depuis Lyon. Parkings à Trévoux (centre, quais) + TER vers Lyon pour démarrer en ville et revenir à vélo.
Trévoux → Montmerle + Voie Verte du Beaujolais 25 km + 15 km Facile Balade fluviale le matin, vignes et dégustation l’après‑midi, amateurs de photos. Parkings à Trévoux ou Belleville‑en‑Beaujolais, retour possible en TER.
Gray → Pontailler → Auxonne ~56 km (2 jours) Facile Week‑end complet sur halage, cyclistes en quête de calme, couples ou petits groupes. Parkings à Gray (quai Mavia), nuit à Pontailler, retour en TER depuis Auxonne.
Chalon‑sur‑Saône → Tournus ~34 km Facile Amateurs de patrimoine roman, envies de bonnes tables au bord de l’eau. Parkings le long des quais de Chalon, gares à Chalon et Tournus pour un aller simple.
Tournus → Mâcon ~32 km Facile Envie de nature douce, de lacs, de Mâcon et de son vignoble en toile de fond. Parkings à Tournus, retour en TER/TGV depuis Mâcon‑Ville.
Seurre → Verdun‑sur‑le‑Doubs ~18 km Très facile Familles, demi‑journée de confluence, découverte de la pôchouse. Parkings à Seurre et Verdun‑sur‑le‑Doubs, retour possible par la route ou en navette selon la saison.

Questions fréquentes sur la Voie Bleue le long de la Saône

La Voie Bleue est‑elle praticable après une crue de la Saône ?

Tout dépend de la date de décrue et du type de revêtement. Les tronçons de halage non goudronnés peuvent rester boueux plusieurs jours, parfois davantage, tandis que les sections en enrobé sèchent beaucoup plus vite. Avant de partir, mieux vaut vérifier les niveaux de la Saône sur Vigicrues et consulter les informations de travaux ou de déviations publiées sur le site officiel de la Voie Bleue.

Peut‑on faire ces balades avec des enfants ?

Oui, la plupart de ces parcours sont adaptés aux familles, à condition d’ajuster la distance et de prévoir des pauses régulières. Les tronçons Lyon → Trévoux, Chalon → Tournus, Tournus → Mâcon et surtout Seurre → Verdun‑sur‑le‑Doubs offrent des profils très plats, avec beaucoup de sections séparées de la circulation. Pour des enfants de 6 à 10 ans, il est souvent plus confortable de viser 15 à 25 km par jour, avec une remorque ou un vélo suiveur si nécessaire.

Où louer un vélo ou un VAE pour un week‑end sur la Voie Bleue ?

Dans les principales villes traversées par la Saône, plusieurs loueurs proposent des vélos de randonnée, des VTC et des VAE, souvent avec l’option d’emporter remorques et sièges enfants. À Lyon, Chalon‑sur‑Saône, Tournus, Mâcon ou Gray, les offices de tourisme recensent les loueurs partenaires et les structures labellisées Accueil Vélo. Il est conseillé de réserver en amont pour les week‑ends de printemps et d’été, surtout si l’on souhaite récupérer les vélos dans une ville et les restituer dans une autre.

Faut‑il réserver les hébergements le long de la Voie Bleue ?

En dehors des périodes très calmes, mieux vaut réserver au moins la veille, surtout pour les hébergements situés directement au bord de la Saône ou affichant le label Accueil Vélo. À Pontailler‑sur‑Saône, Tournus, Mâcon, Seurre ou Verdun‑sur‑le‑Doubs, certains campings, hôtels et chambres d’hôtes sont prisés des cyclistes en haute saison. Réserver permet de voyager plus léger et d’éviter de devoir prolonger l’étape en fin de journée pour trouver une chambre disponible.

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