Ouverture de la pêche à la truite 2026 autour de la Saône entre Saône‑et‑Loire, Haute‑Saône et Côte‑d’Or.

Ouverture de la truite 2026 : où pêcher ce week‑end autour de la Saône ?

Le 14 mars 2026 marque l’ouverture de la pêche à la truite dans une bonne partie du bassin de la Saône : Saône‑et‑Loire, Haute‑Saône, Côte‑d’Or… et, avec elle, une question qui revient chaque année : peut‑on vraiment pêcher la truite « dans la Saône », ou faut‑il chercher ailleurs ?

La réponse tient en une image : d’un côté, le fleuve large et calme, bordé de quais, de halages et de terrasses, où nagent surtout chevesnes, ablettes, barbeaux, brochets ou silures. De l’autre, à quelques kilomètres à peine, des rivières plus fraîches, plus rapides, classées en première catégorie, où la truite fario trouve l’eau claire, le courant et les galets dont elle a besoin.

Ouverture truite 2026 : ce qu’il faut retenir d’un coup d’œil

  • Date : samedi 14 mars 2026 pour la truite en première catégorie, dans le cadre national.
  • Départements concernés autour de la Saône : Saône‑et‑Loire (71), Haute‑Saône (70), Côte‑d’Or (21).
  • Milieux visés : rivières et ruisseaux de première catégorie, souvent en vallons ou en amont de la vallée du fleuve.
  • Carte de pêche obligatoire : même pour une seule matinée au bord de l’eau.

Concrètement, si le week‑end vous trouve à Chalon, Mâcon, Gray, Pontailler ou Saint‑Jean‑de‑Losne, la truite se jouera rarement au pied de votre quai préféré. Elle se pêche plutôt dans les affluents de la Saône : petites rivières de coteaux, vallées en amont, gorges forestières, accessibles en une vingtaine de minutes de route depuis la plaine.

On croit « aller pêcher dans la Saône », on se retrouve souvent à suivre un chemin creux, un petit pont de pierre et un ruban d’eau claire qui file entre prairies et bois.

C’est ce décalage entre l’image du grand fleuve et la réalité des rivières à truites qui fait tout l’intérêt de ce week‑end d’ouverture. En Saône‑et‑Loire, en Haute‑Saône comme en Côte‑d’Or, la question n’est pas seulement de savoir si l’on a le droit de pêcher : il s’agit surtout de repérer monter vers les premières eaux fraîches, où se poster pour observer, ou encore quels vallons privilégier quand on découvre la truite pour la première fois.

Infos pratiques avant d’attraper la canne

  • Vérifier les horaires, tailles minimales et quotas sur les sites des fédérations de pêche de Saône‑et‑Loire, de Haute‑Saône et de Côte‑d’Or.
  • Prévoir des chaussures fermées adaptées aux berges humides, et un vêtement chaud pour les matinées de mars.
  • Se garer sans gêner les entrées de champs ou de chemins agricoles, refermer les clôtures, emporter ses déchets.

Ce qui ouvre pour la truite ce 14 mars autour de la Saône

En 2026, la date clé est simple : samedi 14 mars, l’ouverture de la truite en première catégorie donne le coup d’envoi de la saison sur une grande partie des rivières du bassin de la Saône. Cela concerne d’abord les cours d’eau classés en première catégorie, là où la truite fario est l’espèce de référence, parfois complétée par des lâchers de truites arc‑en‑ciel sur certains parcours faciles d’accès.

Autour de la Saône, trois départements concentrent l’essentiel des recherches et des questions : la Saône‑et‑Loire (71), la Haute‑Saône (70) et la Côte‑d’Or (21). Partout, la logique est la même : la truite n’est pas visée dans les grands biefs calmes de la Saône, mais dans les vallons, les gorges et les petites rivières en amont, ou sur les coteaux qui la rejoignent.

Cette ouverture de la truite vient s’ajouter à celle des autres poissons déjà présents dans le fleuve. Pour tout ce qui concerne les espèces que l’on peut pêcher directement en Saône (chevesne, sandre, brochet, silure, etc.), les tailles minimales et les périodes sur le grand cours d’eau, le plus simple reste de s’appuyer sur notre décryptage des règles de pêche en Saône ce 14 mars.

Première catégorie, deuxième catégorie : pourquoi ça change tout

  • En première catégorie, la réglementation est pensée pour la truite et quelques espèces d’eaux fraîches : saison courte, ouverture plus tardive, quotas plus stricts.
  • En deuxième catégorie (la plupart des biefs de la Saône), la gestion vise surtout les poissons blancs et les carnassiers, avec des périodes différentes.
  • Pour la truite, il faut donc viser les rivières et ruisseaux de première catégorie, et non les grands tronçons du fleuve.

Où filer ce week‑end pour voir (ou pêcher) la truite en Saône‑et‑Loire, Haute‑Saône et Côte‑d’Or ?

Une fois la date posée, reste la vraie question : où aller ce week‑end pour voir ou pêcher la truite, quand on habite ou que l’on séjourne le long de la Saône ? La réponse tient en trois blocs géographiques, qui suivent le fleuve de l’amont vers l’aval.

Autour de Chalon et Mâcon : viser les rivières fraîches de Saône‑et‑Loire

Si le point de départ se trouve à Chalon‑sur‑Saône, Tournus ou Mâcon, la truite ne se trouvera pas sous les quais mais en amont, vers les reliefs. En Saône‑et‑Loire, les rivières de première catégorie se nichent dans les vallons qui annoncent le Morvan ou ses contreforts : cours d’eau plus étroits, eau claire, fonds de graviers et de galets, arbres penchés au‑dessus du courant.

En pratique, compter une vingtaine à une quarantaine de minutes de route depuis la vallée de la Saône pour rejoindre ces secteurs. L’idée n’est pas de dévoiler les micro‑spots, mais de repérer les vallées qui montent vers l’ouest : villages de piémont, petits ponts de pierre, panneaux « parcours truite » ou « rivière de première catégorie » le long de rivières comme la Dheune ou la Grosne. Même sans tenir une canne, se poster sur un pont ou marcher quelques centaines de mètres le long d’un chemin suffit pour observer les pêcheurs et comprendre comment la rivière fonctionne.

Entre Gray et les sources : remonter les vallées de Haute‑Saône

Plus en amont du fleuve, en Haute‑Saône, la truite accompagne les paysages de moyenne montagne douce qui entourent les sources de la Saône et de ses affluents. Depuis Gray, Port‑sur‑Saône ou les bourgs du Val de Saône, l’ouverture de la pêche à la truite est l’occasion de remonter les vallées vers des rivières plus étroites, encaissées parfois entre prairies et bois.

Dans ces secteurs, la scène est souvent la même : un village regroupé autour de son clocher, une route qui suit le cours d’eau, quelques voitures de pêcheurs garées en épi, et des silhouettes espacées le long de la rive. Même lorsque l’on ne pêche pas, marcher sur le chemin de berge, s’arrêter à un gué ou à l’aval d’un pont permet de voir les postes à truites : bordures creusées, blocs qui cassent le courant, remous où le poisson peut se tenir à l’abri.

Entre Pontailler et Saint‑Jean‑de‑Losne : petites rivières et coteaux de Côte‑d’Or

Plus au sud, côté Côte‑d’Or, la Saône devient un large couloir navigable, entre Pontailler‑sur‑Saône et Saint‑Jean‑de‑Losne. Là encore, la truite se fait rare dans le grand chenal : ce sont les ruisseaux et petites rivières de coteaux, quelques kilomètres en retrait, qui offrent les meilleurs secteurs de première catégorie.

Depuis la vallée, il suffit souvent de quitter la Saône par une petite route transversale pour gagner une vallée plus encaissée : au bout, un ruisseau plus vif, des courants visibles, parfois un panneau de parcours géré par une AAPPMA locale. Le temps d’une matinée, on peut y alterner observation depuis les ponts, courtes balades sur des sentiers de berge, et premiers essais de pêche si l’on dispose d’une carte et d’un matériel simple.

La truite dans la Saône, est‑ce que ça existe ?

Des truites peuvent occasionnellement se croiser dans certains secteurs de la Saône, notamment en amont, mais le fleuve n’est pas une rivière à truites au sens où le sont ses affluents de première catégorie. Le paysage piscicole y est dominé par les poissons blancs et les carnassiers. En pratique, si vous cherchez la truite pour ce week‑end d’ouverture, mieux vaut viser les rivières de première catégorie évoquées plus haut plutôt que le grand fleuve.

Pour mieux comprendre ce que l’on peut croiser en Saône, des ablettes de friture aux gros silures, un autre article détaille les principales espèces présentes sur la rivière : un tour d’horizon des poissons que l’on croise en Saône.

Avant de partir : trois réflexes utiles

  • Consulter le guide ou le site de la fédération de pêche du département (Saône‑et‑Loire, Haute‑Saône, Côte‑d’Or) pour vérifier les parcours de première catégorie et les éventuels lâchers de truites.
  • Prévoir la bonne carte de pêche (journée, annuelle, découverte…) et l’avoir sur soi en cas de contrôle.
  • Sur place, respecter les clôtures, les cultures et les zones privées, et garder les berges propres pour les pêcheurs comme pour les promeneurs qui viendront après.

Et si vous préfériez observer les pêcheurs depuis une terrasse en bord de Saône ?

Tout le monde n’a pas envie de se lever à l’aube, d’enfiler des bottes et de se concentrer sur le moindre remous. L’ouverture de la truite peut aussi servir de déclencheur pour regarder la rivière autrement. Entre Chalon, Mâcon, Lyon ou les bourgs plus en amont, les terrasses en bord de Saône offrent un poste d’observation idéal : pêcheurs installés sur les quais, embarcations qui se croisent, lumière qui change sur l’eau au fil de la journée.

Et si le programme du week‑end ressemblait plutôt à cela : une courte balade sur un chemin de halage, un coup d’œil aux cannes alignées sur la berge, puis un déjeuner les pieds presque au‑dessus de l’eau ? Pour trouver des idées d’adresses où s’installer en famille ou entre amis, avec vue directe sur la Saône, un autre article recense les tables les plus agréables : Restaurant avec terrasse au bord de l’eau : nos plus belles vues sur la Saône, en famille ou entre amis.

Quelques spots pour pratiquer (ou simplement observer) la pêche à la truite autour de la Saône

Autour de Chalon et Tournus

Viser les vallées qui montent vers les premiers reliefs à l’ouest, là où les rivières deviennent plus fraîches et plus vives. Depuis Chalon‑sur‑Saône, il faut compter environ 25 à 30 minutes de route pour rejoindre un village comme Saint‑Bérain‑sur‑Dheune, accroché au bord de la vallée de la Dheune. Depuis Tournus, prévoir autour de 25 minutes pour rejoindre la vallée de la Grosne vers Saint‑Gengoux‑le‑National. Dans les deux cas, on se gare facilement près de l’église ou d’un pont, avant de suivre un chemin de berge ou un petit sentier rural : l’endroit se prête bien à une promenade du dimanche, avec la possibilité d’observer les pêcheurs installés sur les postes les plus accessibles.

En amont, entre Gray et Port‑sur‑Saône

Plus au nord, la Saône laisse rapidement la place à des vallées latérales où les rivières à truites serpentent entre prairies et bois. Depuis Port‑sur‑Saône, il faut compter environ 25 à 30 minutes de route pour rejoindre un bourg comme Gy, posé au bord de petits cours d’eau de première catégorie. Depuis Gray, la route prend une trentaine de minutes en remontant vers le plateau. On se gare près du centre‑bourg ou d’un petit plan d’eau, puis on rejoint à pied les berges de la rivière : entre ponts, chemins ruraux et prairies, l’endroit se prête bien à une sortie familiale où l’on peut autant marcher que regarder les pêcheurs profiter de l’ouverture.

Côté Côte‑d’Or, autour de Pontailler‑sur‑Saône et Saint‑Jean‑de‑Losne

Dans ce secteur, la Saône est large et navigable, mais il suffit de la quitter vers l’ouest pour retrouver des vallées plus encaissées. Depuis Pontailler‑sur‑Saône ou Saint‑Jean‑de‑Losne, il faut compter environ 35 à 40 minutes pour rejoindre la vallée de l’Ouche et un village comme Fleurey‑sur‑Ouche. La rivière y coule au pied du bourg, en parallèle du canal de Bourgogne et de sa voie verte. On se gare près du pont ou de l’ancienne halte nautique, avant de suivre le chemin de halage ou un sentier balisé : on croise alors aussi bien des pêcheurs que des cyclistes et des promeneurs, dans un décor très différent de la grande plaine de la Saône.

Pour déjeuner en terrasse et observer les pêcheurs

Après une matinée en vallée, le retour vers la Saône permet de changer de rythme. À Tournus par exemple, plusieurs terrasses donnent directement sur le fleuve : on ne pêche pas la truite depuis la table, mais on peut voir passer les pêcheurs de chevesnes, de sandres ou de silures, en profitant d’un déjeuner au bord de l’eau. C’est une façon simple de prolonger la journée d’ouverture sans forcément passer tout le week‑end la canne à la main.

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